30 juillet 2026
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Lors du Forum de Boao à Perth, en Australie, le Gabon a dévoilé sa feuille de route pour une transition industrielle respectueuse de l’environnement. Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais, a partagé cette vision devant un public d’investisseurs, de décideurs publics et de partenaires économiques.

Sa présentation a souligné une approche basée sur la transformation locale des ressources naturelles, l’innovation technologique et des partenariats financiers stratégiques. L’objectif ? Construire une économie gabonaise durable, compétitive et résiliente, tout en renforçant l’autonomie du pays.

S’appuyant sur les atouts du Gabon — ses forêts denses, ses minerais stratégiques et son potentiel énergétique — le vice-président a insisté sur la nécessité de développer des chaînes de valeur intégrées. « Le Gabon ne veut plus se contenter d’exporter des matières brutes. Nous ambitionnons de créer des écosystèmes industriels complets, » a-t-il déclaré. Cette stratégie vise à générer des emplois locaux, à dynamiser les entreprises nationales et à améliorer les conditions de vie des communautés.

Hermann Immongault a illustré ces ambitions par des exemples concrets. Il a évoqué la Zone économique spéciale de Nkok, gérée par GSEZ, reconnue comme la première zone industrielle africaine certifiée neutre en carbone selon la norme ISO 14064-1. Ce projet pionnier mise sur la valorisation des déchets de bois, le recyclage des plastiques et des pneus usagés. Il a également présenté le projet Belinga, mené en collaboration avec l’entreprise australienne Fortescue, qui vise à développer une filière du fer vert.

Les discussions ont également porté sur les mécanismes de financement de cette transition écologique. Le vice-président a appelé à l’intensification des collaborations internationales pour mobiliser des fonds verts, tout en garantissant que les retombées économiques profitent aux populations locales.