9 juin 2026
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Unité nationale au Sénégal : Sonko et Faye vers un dialogue pour éviter la crise

Dans un geste historique, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et figure majeure du Pastef, a tendu lundi une main tendue au président Bassirou Diomaye Faye. Malgré des divergences politiques profondes, il a appelé à un dialogue constructif pour préserver la stabilité du pays et éviter une nouvelle crise institutionnelle.

Unité nationale au Sénégal : Sonko et Faye vers un dialogue pour éviter la crise

Des critiques acerbes envers un gouvernement jugé « sans légitimité »

Lors de sa première prise de parole publique depuis son éviction du gouvernement le 22 mai, Ousmane Sonko a vivement critiqué la composition du nouvel exécutif nommé par Bassirou Diomaye Faye. « Un pays se gouverne avec sérieux, un gouvernement doit avoir une assise politique solide », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Dakar. Selon lui, l’équipe actuelle, formée lundi, manque de « légitimité politique structurée ». Sonko a rappelé que le Pastef, son parti, détient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale avec 130 députés sur 165, un rapport de forces que le chef de l’État se doit de prendre en considération.

Le Pastef renonce à une censure immédiate

Malgré ces critiques acerbes, Ousmane Sonko a rassuré : son parti ne cherchera pas à faire tomber le gouvernement par une motion de censure. « En 72 heures, si le Pastef le souhaitait, ce gouvernement pourrait être renversé. Pourtant, nous choisissons de ne pas le censurer. Nous allons accompagner cette équipe », a-t-il affirmé. Cette décision vise à garantir la stabilité du pays et à rassurer les investisseurs, dans un contexte où le Sénégal doit éviter une nouvelle période d’instabilité politique.

Un appel au calme et à la concertation

Face aux tensions persistantes entre les deux anciens alliés, Sonko a lancé un appel urgent à un « dialogue politique intelligent et constructif ». « Il est crucial d’éviter que le pays ne replonge dans les violences que nous avons connues entre 2021 et 2024 », a-t-il souligné. Sans minimiser les provocations visant ses partisans, il a également exhorté les jeunes à garder leur calme, rappelant que « pour instaurer la paix, il faut deux parties prêtes à dialoguer ».