24 juillet 2026
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Une alliance stratégique vient d’être scellée entre la CODES et Pastef-Les Patriotes. Cette fusion intervient dans un contexte politique particulièrement tendu au Sénégal, où les partisans du Projet de transformation sociale porté par Ousmane Sonko estiment que sa réalisation est désormais « sérieusement compromise ». Dans un communiqué émis par son Directoire, la CODES dénonce une manœuvre visant à écarter les « artisans historiques de la révolution patriotique du 25 mars 2024 ». La cible principale de cette offensive serait, selon le groupe, « Ousmane Sonko lui-même, figure centrale de cette dynamique révolutionnaire ».

Cette prise de position s’aligne sur le discours développé par Ousmane Sonko lors de son discours doctrinal au congrès de Diamniadio. À cette occasion, il avait souligné la nécessité de préserver le concept de « bloc populaire » et mis en garde contre le risque de conquérir le pouvoir sans transformer durablement l’État. La CODES, en s’unissant à Pastef, s’inscrit pleinement dans cette logique, plaidant pour la sauvegarde du Projet comme priorité absolue pour l’avenir du pays.

Face à cette situation, l’organisation appelle à une mobilisation sans précédent. Elle invite la jeunesse sénégalaise ainsi que l’ensemble des citoyens à se rassembler autour d’Ousmane Sonko pour protéger ce qui est présenté comme un socle fondamental pour le Sénégal. Le communiqué va plus loin en sollicitant l’engagement massif des forces démocratiques, les exhortant à rejoindre « par centaines, par milliers et par millions » les rangs de Pastef-Les Patriotes afin d’assurer la victoire du Projet.

Cette initiative survient alors que Ousmane Sonko multiplie les déplacements à travers le pays. Récemment, il s’est rendu à Mbacké pour y appeler les responsables locaux à dépasser leurs divisions internes en prévision de l’élection présidentielle de 2029. La fusion entre la CODES et Pastef marque un tournant inverse par rapport aux récentes défections observées au sein du parti, où plusieurs cadres ont choisi de rejoindre la mouvance présidentielle, reflétant ainsi les tensions croissantes qui traversent le paysage politique sénégalais.