9 juin 2026
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La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 reste au cœur d’une polémique persistante. Après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF), rendue publique le 17 mars, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (score de 3-0) malgré la victoire du Sénégal sur le terrain (1-0), la Fédération sénégalaise de football (FSF) a porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Parallèlement, un autre dossier judiciaire divise : celui des 18 supporters sénégalais accusés de violences et de hooliganisme à la suite des incidents survenus lors de la finale, le 18 janvier. Condamnés en première instance le 19 février à des peines variant de trois mois à un an de prison ferme, leur cas a été examiné en appel à Rabat ce lundi 17 mars.

Lors de l’audience, les prévenus condamnés à trois mois de prison pourraient être libérés dès samedi, selon les informations communiquées. Cependant, le parquet a demandé un durcissement des sanctions, pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement, comme le rapportait RMC. Les griefs retenus contre eux incluent des violences envers les forces de l’ordre, l’intrusion sur le terrain et des jets de projectiles.

des erreurs dénoncées par la défense

Les avocats des supporters ont présenté une version différente des faits. Selon eux, leurs clients n’ont pas agi par contestation arbitrale, mais pour se protéger ou fuir une situation dangereuse. « Des mouvements de foule, des crachats et des jets de projectiles ont provoqué leur descente sur la pelouse », a expliqué l’un d’eux, Patrick Kabou, interrogé par l’AFP. Il ajoute : « Il y a eu des erreurs. Ceux qui sont impliqués dans ces actes se trouvent au Sénégal et ne sont pas présents ici ».

La défense a tenté de faire valoir un droit à la preuve en demandant la diffusion des vidéos des incidents pour identifier clairement les accusés. Une requête rejetée par le parquet, qui s’appuie sur le flagrant délit : « Le monde entier a pu voir ces images en direct », a-t-il justifié.