3 juillet 2026

Retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger : la CPI valide les lettres de départ de l’AES

ARCHIVES – La Cour pénale internationale (CPI) vue le 9 décembre 2025 à La Haye, aux Pays-Bas.   –  
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La Cour pénale internationale (CPI) a officiellement confirmé le dépôt des notifications de retrait émanant du Mali, du Burkina Faso et du Niger, trois nations membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces pays ont initié une procédure d’un an visant à quitter le Statut de Rome, fondement juridique de la CPI.

Dès septembre 2025, les trois États avaient annoncé leur intention de quitter la Cour, la qualifiant de « mécanisme de domination néocoloniale ». Leur décision s’inscrit dans une dynamique de réaffirmation de leur souveraineté judiciaire et politique.

La CPI, juridiction permanente compétente pour juger les crimes les plus graves — génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes d’agression — lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne peuvent ou ne veulent pas intervenir, a publié un communiqué précisant que les lettres de retrait avaient bien été reçues. Elle a également appelé ces pays à maintenir le dialogue au sein de l’assemblée des États parties pour exprimer leurs griefs envers le Statut de Rome.

Cette annonce marque une étape clé dans les tensions récurrentes entre certains États africains et la Cour, accusée par certains de partialité ou d’ingérence dans les affaires internes. Les trois pays concernés ont désormais jusqu’à juillet 2027 pour finaliser leur retrait, sauf si une révision du processus intervient.