25 juillet 2026
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La 2PFJ exige un dialogue ouvert pour des élections ivoiriennes apaisées

Dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à consolider ses institutions démocratiques, la Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a pris position pour une refonte profonde du système électoral. Son appel à un dialogue politique participatif et inclusif s’inscrit dans une démarche visant à rétablir la confiance entre les acteurs politiques et sociaux du pays.

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.

Un diagnostic partagé pour des réformes électorales durables

La 2PFJ souligne que la réforme de la gouvernance électorale ne peut se contenter d’une simple consultation technique. Elle doit s’appuyer sur une analyse approfondie des défis socio-politiques qui ont marqué la Côte d’Ivoire ces dernières années. Les crises répétées ont laissé des traces dans la société, et leur résolution passe nécessairement par un engagement collectif.

Pour l’organisation, l’enjeu est de taille : transformer la réforme électorale en un projet national, où chaque voix compte. Cela implique de dépasser les clivages partisans pour construire un cadre où l’ensemble des forces vives de la Nation puisse s’exprimer librement.

Des commissions techniques pour une gestion transparente des élections

La 2PFJ propose la création de commissions techniques paritaires, associant gouvernement, opposition et société civile. Leur rôle ? Définir les contours des futurs organes électoraux, en garantissant leur autonomie, leur indépendance financière et leur légitimité.

Ces structures devront refléter les réalités du terrain et répondre aux attentes des citoyens. L’objectif est clair : rendre le processus électoral plus transparent et crédible, afin de restaurer la confiance dans les institutions démocratiques.

Libération des détenus politiques et retour des exilés : des conditions sine qua non

Pour amorcer un dialogue constructif, la 2PFJ insiste sur deux mesures symboliques : la libération des personnes détenues pour des motifs politiques et le retour sécurisé des exilés. Ces gestes, selon elle, créeront un climat de confiance indispensable à la réussite des négociations.

Elle ajoute que la participation active des femmes et des jeunes dans les instances électorales futures est un levier pour renforcer la représentativité et la vigilance citoyenne.

Une réforme électorale comme opportunité de rassemblement national

La 2PFJ rappelle que les défis électoraux en Côte d’Ivoire ont souvent divisé la population. Pourtant, l’histoire récente montre que les Ivoiriens savent se rassembler autour d’un objectif commun lorsque la stabilité et la paix sont en jeu.

La réforme de la gouvernance électorale est présentée comme une chance de bâtir une Côte d’Ivoire plus unie, plus démocratique et plus prospère. Elle appelle à une mobilisation de tous les acteurs pour en faire un succès collectif.

Contexte : des discussions déjà engagées sous l’impulsion du gouvernement

Depuis la dissolution de l’ex-Commission électorale indépendante (CEI), le gouvernement ivoirien a lancé des consultations pour moderniser le système électoral. Une séance de travail organisée le 22 juin 2026, présidée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, a réuni partis politiques, mouvements citoyens et organisations de la société civile. L’objectif ? Trouver des solutions durables pour éviter de nouvelles crises.

Ces échanges, bien que qualifiés d’informations élargies, marquent une étape importante dans la recherche d’un consensus.