11 septembre 2026
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La participation de Faure Gnassingbé au Symposium mondial du nucléaire à Londres se déroule dans un contexte où l’énergie nucléaire retrouve une place centrale dans les stratégies énergétiques à l’échelle mondiale. Pour le Togo, l’objectif n’est pas de se lancer précipitamment dans la construction d’une centrale, mais plutôt de se positionner dans une filière dont les règles, les technologies et les mécanismes de financement connaissent une évolution constante.

Placée sous le thème « De l’ambition à l’action », cette rencontre réunit des dirigeants, des industriels, des investisseurs et des experts qui examinent les moyens d’accélérer le développement du nucléaire. L’objectif international de tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050 confère à cet événement une importance particulière.

Pour Lomé, cette dynamique ouvre avant tout un espace de dialogue. La présence du président du Conseil devrait permettre d’explorer des partenariats, de mieux appréhender les exigences de la filière et d’anticiper les conditions nécessaires à une éventuelle intégration du nucléaire dans les stratégies énergétiques nationales.

Cette initiative intervient alors que le Togo s’efforce de diversifier ses sources d’énergie et d’améliorer durablement l’accès à l’électricité. Dans cette optique, le nucléaire se présente comme une option stratégique à étudier, au même titre que d’autres sources susceptibles de renforcer la sécurité énergétique du pays.

Cependant, l’équation ne se limite pas aux capacités de production. Le développement du nucléaire requiert des institutions solides, des normes de sûreté rigoureuses, des compétences spécialisées et des financements importants. Autant de conditions que le Togo cherche progressivement à consolider grâce à sa participation aux instances et rencontres internationales dédiées au secteur.

Membre du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le pays entend également renforcer sa présence dans les discussions africaines sur le nucléaire civil. Sa participation au NEISA 2026 à Kigali s’inscrit dans cette dynamique.

À Londres, le Togo ne présente donc pas encore d’échéance nucléaire. Il cherche d’abord à comprendre le mouvement, à dialoguer avec ses principaux acteurs et à préparer les conditions qui lui permettront, demain, de décider en connaissance de cause de sa trajectoire énergétique.