13 juillet 2026
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Un responsable politique dénonce les fonds perçus par le Premier ministre

Le président du mouvement AGIR-Les Leaders, Thierno Bocoum, a lancé une attaque frontale contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Il lui reproche vivement l’opacité entourant les « fonds politiques » qu’il aurait perçus durant ses fonctions au sein de l’État.

Des montants élevés et des zones d’ombre persistantes

Selon Thierno Bocoum, Ousmane Sonko aurait bénéficié d’environ 1,77 milliard de francs CFA par an au titre de ces fonds. Une révélation qui, selon lui, remet en cause la crédibilité du chef du gouvernement, souvent présenté comme un défenseur de la lutte contre les détournements de fonds publics.

L’opposant souligne que les députés, garants du contrôle de l’exécutif, n’auraient été informés de l’existence de ces fonds que bien après leur attribution. Pire encore : une ancienne porte-parole du gouvernement aurait avoué publiquement n’avoir jamais été tenue informée de leur gestion, alimentant ainsi les suspicions sur leur encadrement et leur utilisation.

Un double discours dénoncé par l’opposition

Thierno Bocoum va plus loin en accusant Ousmane Sonko de distribuer des « certificats de probité » tout en se soustrayant lui-même aux exigences de transparence qu’il impose aux autres responsables publics. Pour lui, cette situation illustre une démagogie criante au sein de l’appareil politique sénégalais.

Il met en avant un paradoxe troublant : « La transparence est exigée pour les autres, mais le silence s’impose dès qu’il s’agit de ses propres actes. » Une inégalité qui, selon lui, sape la confiance des citoyens dans les institutions.

Un appel à l’équité dans la gestion publique

Le leader d’AGIR-Les Leaders conclut son réquisitoire en mettant en garde contre les dangers d’un discours moral appliqué de manière sélective. Pour Thierno Bocoum, cette affaire révèle une fracture profonde entre les principes affichés et les pratiques réelles, une situation qui pourrait nuire à la stabilité démocratique du pays.