13 juillet 2026
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Une déclaration forte à Touba

Lors d’un rassemblement politique organisé à Touba ce dimanche, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a clairement indiqué au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô que son gouvernement restait sous haute surveillance. Le leader du parti Pastef, disposant d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, a réaffirmé que la motion de censure constituait une option toujours envisageable si les circonstances l’exigeaient.

Cette mise en garde s’inscrit dans un climat politique déjà tendu, marqué par des tensions persistantes autour de l’invalidation de la révision constitutionnelle et par les critiques acerbes de Sonko envers le Président Diomaye Faye. Le président de l’Assemblée a tenu à préciser qu’il ne souhaitait pas, pour autant, déclencher une crise institutionnelle, tout en refusant catégoriquement de laisser l’exécutif agir sans aucun contrôle.

Une fermeté affichée face à l’exécutif

Dans son discours, Ousmane Sonko a rappelé avec insistance qu’aucun « blanc-seing » ne serait accordé au gouvernement. Il a ainsi réitéré sa détermination à utiliser tous les moyens constitutionnels à sa disposition pour garantir l’équilibre des pouvoirs, tout en évitant de basculer dans l’instabilité politique. Son intervention à Touba a été perçue comme un signal fort envoyé à l’équipe dirigeante, alors que les relations entre le législatif et l’exécutif semblent plus que jamais sous tension.

Les observateurs politiques s’interrogent désormais sur les prochaines étapes de cette confrontation, alors que le contexte socio-économique et les réformes constitutionnelles continuent de cristalliser les débats au sein de la classe politique.