9 juin 2026
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Le Burkina Faso enregistre une chute historique des cas de paludisme en 2025

En 2025, le Burkina Faso a réalisé des progrès remarquables dans sa lutte contre le paludisme, une maladie endémique majeure dans le pays. Les autorités sanitaires locales ont annoncé une baisse significative du nombre de cas et de décès liés à cette pathologie, marquant une étape clé vers l’objectif d’élimination du paludisme d’ici 2030.

Des chiffres qui confirment une avancée majeure

Selon les dernières données officielles, le nombre de cas de paludisme a chuté de 32 % entre 2024 et 2025, passant de 10 805 000 à 7 329 000 cas. Chez les enfants de moins de 5 ans, particulièrement vulnérables, la réduction atteint 38 %, avec une baisse de plus de 1 900 000 cas.

Les décès liés au paludisme ont également connu une diminution spectaculaire de 48 %, passant de 3 523 à 1 900 décès en un an. Chez les jeunes enfants, la baisse est encore plus marquée, avec 893 décès évités en 2025 par rapport à l’année précédente.

Une stratégie nationale renforcée pour éradiquer la maladie

Le ministre de la Santé, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné l’importance d’une approche multisectorielle pour atteindre l’objectif d’élimination. Lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, il a détaillé les mesures clés mises en place :

  • Renforcement de l’assainissement et de l’hygiène environnementale pour limiter la prolifération des moustiques ;
  • Vaccination contre le paludisme, désormais gratuite et déployée dans l’ensemble des 70 districts sanitaires du pays depuis août 2025 ;
  • Distribution massive de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, avec près de 15 millions de moustiquaires bi-imprégnées distribuées en 2025 ;
  • Communication et sensibilisation ciblées pour promouvoir les bonnes pratiques (utilisation de moustiquaires, vaccination, consultation rapide en cas de fièvre) ;
  • Engagement communautaire renforcé grâce à la mobilisation de plus de 33 000 volontaires et 7 000 agents de santé.

Ces moustiquaires de nouvelle génération, plus efficaces contre la résistance aux insecticides, ont permis d’améliorer significativement la protection des populations. Leur taux d’utilisation a atteint 80 %, un seuil crucial pour réduire la transmission du paludisme.

Une mobilisation politique et sociale sans précédent

Le succès de cette stratégie repose sur un engagement politique fort, porté par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a fait de l’accès aux soins une priorité nationale. Le Comité national multisectoriel de lutte contre le paludisme (CONAMEP) a joué un rôle central dans la coordination des actions entre les différents acteurs.

Le ministre a rappelé que ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision politique claire et d’une mobilisation collective. « L’élimination du paludisme ne peut aboutir sans une adhésion active des communautés », a-t-il insisté.

Un appel à poursuivre les efforts

Malgré ces avancées encourageantes, Dr Kargougou a appelé à maintenir la dynamique pour atteindre l’objectif de 2030. Il a insisté sur la nécessité de :

  • Poursuivre le financement durable des programmes de lutte ;
  • Renforcer la communication pour le changement de comportement ;
  • Consolider l’engagement des leaders communautaires et religieux ;
  • Garantir un accès équitable aux soins pour toutes les populations, y compris dans les zones à défi sécuritaire.

« Ensemble, nous avons prouvé qu’il est possible de faire reculer le paludisme de manière significative. Ensemble, nous éliminerons cette maladie au Burkina Faso », a-t-il conclu.

Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, ministre de la santé