24 juillet 2026
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Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine a clos ses travaux sur un engagement fort : éradiquer les changements de pouvoir anticonstitutionnels et faire taire les armes. Mais ces belles paroles suffiront-elles à inverser la tendance ?

Paul-Simon Handy, expert en sécurité et directeur régional pour l'Afrique de l'Est à l'ISS, analyse le sommet de l'UA.

Une déclaration ambitieuse, mais des actes à la hauteur ?

À Addis-Abeba, les dirigeants africains ont adopté une résolution sans précédent : plus aucun coup d’État ne sera toléré sur le continent. Pourtant, des interrogations persistent. Comment expliquer que des régimes issus de putschs soient aujourd’hui légitimés par des scrutins ?

Paul-Simon Handy, directeur régional de l’Institut d’études de sécurité (ISS) pour l’Afrique de l’Est, était sur place pour décrypter les enjeux de ce sommet. Dans un entretien exclusif pour Afrique Midi, il a livré son analyse sur cette contradiction entre principes démocratiques et réalité politique.

Les élections : un piège pour la démocratie ?

Pour l’expert, l’élection de putschistes sous couvert de démocratie représente une menace majeure pour la stabilité du continent. « Il n’est pas acceptable que des auteurs de coup d’État soient élus démocratiquement », a-t-il souligné. Une position ferme qui interroge sur l’efficacité des mécanismes de l’Union africaine.

  • Quels sont les critères pour sanctionner un régime issu d’un coup d’État ?
  • Comment concilier souveraineté nationale et respect des institutions ?
  • Les organisations régionales disposent-elles des outils nécessaires pour faire respecter leurs décisions ?

L’Afrique face à ses démons

La question des changements anticonstitutionnels de gouvernement reste un sujet brûlant en Afrique. Malgré les engagements répétés, les coups d’État se multiplient, et certains pays basculent dans l’instabilité chronique. Le chercheur camerounais rappelle que la crédibilité de l’UA est en jeu.

Face à cette situation, plusieurs pistes sont évoquées :

  • Un renforcement des sanctions contre les régimes putschistes.
  • Un accompagnement renforcé des transitions démocratiques.
  • Une meilleure coordination entre les États membres.

Alors que le sommet de l’Union africaine a posé un cadre, son application dépendra de la volonté politique des dirigeants. Une chose est sûre : le continent ne peut plus se permettre de tourner la page sur ces crises sans agir concrètement.

Pour aller plus loin

Cette interview exclusive avec Paul-Simon Handy offre un éclairage unique sur les défis sécuritaires et politiques du continent. Un débat essentiel pour comprendre les enjeux de demain.