Le PSG entre dans la légende : un doublé en Ligue des champions après une victoire épique aux tirs au but face à Arsenal
Un an après leur triomphe à Munich, les Parisiens ont confirmé leur domination en Europe en s’imposant à Budapest (1-1, 4-3 t.a.b.) pour conserver leur titre. Une performance qui les place parmi les plus grands clubs de l’histoire.
Douze mois après avoir écrasé l’Inter Milan 5-0 en finale, le Paris Saint-Germain a vécu une soirée radicalement différente à Budapest. Malgré une première mi-temps laborieuse face à une équipe d’Arsenal déterminée, les Parisiens ont su faire valoir leur expérience pour décrocher un second sacre consécutif en Ligue des champions. Une victoire aux tirs au but (4-3) après un match nul 1-1 à la fin du temps réglementaire, qui s’inscrit dans la continuité d’une saison marquée par la régularité.
Avec ce doublé, le club de la capitale rejoint un cercle très fermé : celui des équipes ayant remporté deux éditions de la C1 d’affilée. Un exploit réalisé seulement huit fois dans l’histoire de la compétition, et qui consacre définitivement le PSG comme une puissance majeure du football européen.
Un parcours semé d’embûches
Contrairement à la finale de 2025, où Paris avait dominé outrageusement son sujet, cette édition 2026 s’est avérée plus ardue. Arsenal, mené par Mikel Arteta, a imposé un rythme soutenu en première période, avec un pressing haut et une organisation tactique rigoureuse. Kai Havertz, titularisé en pointe, n’a pas tardé à marquer pour les Gunners (6e), devenant le troisième joueur de l’histoire à inscrire un but en finale avec deux clubs différents, après Cristiano Ronaldo et Mario Mandzukic.
Face à cette entame idéale, le PSG a semblé désorienté. Malgré six tentatives en première mi-temps, David Raya est resté impassible, et le trio offensif Parisien n’a pas réussi à trouver la faille. Mais comme souvent dans leur histoire récente, les Parisiens ont su réagir au bon moment.
Le sursaut parisien et l’égalité salvatrice
C’est Khvicha Kvaratskhelia qui a ouvert la voie au retour des siens. Le Géorgien a profité d’un tacle mal maîtrisé de Cristhian Mosquera pour obtenir un penalty à la 62e minute, transformé par Ousmane Dembélé (65e). Le Ballon d’Or 2025 a ainsi offert à son équipe une égalisation inespérée, alors que le match semblait leur échapper.
Portés par cette dynamique, les Parisiens ont multiplié les occasions en seconde période. Kvaratskhelia a frôlé la victoire (77e), mais le poteau et les arrêts de Raya ont maintenu le suspense jusqu’au bout. Malgré l’expulsion de Mosquera pour un second carton jaune, Arsenal a résisté, forçant la prolongation puis la séance de tirs au but.
Une séance de tirs au but impeccable
Le PSG a confirmé sa réputation de spécialiste des tirs au but en remportant sa quatrième victoire consécutive dans cet exercice. Cette fois encore, Matveï Safonov n’a pas eu à intervenir, tandis qu’Eberechi Eze et Gabriel ont manqué leur tentative pour Arsenal.
Une performance qui s’ajoute aux succès parisiens dans cet exercice en 2025-2026 : Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions ont tous été remportés aux tirs au but. Une preuve que Luis Enrique et ses hommes savent garder leur sang-froid dans les moments décisifs.
Un arbitrage sous le feu des critiques
Si la victoire parisienne a été saluée, l’arbitrage de Daniel Siebert a laissé un goût amer. Plusieurs décisions controversées ont alimenté les débats : main non sifflée de Bukayo Saka dans la surface (16e), temps additionnel minimaliste, et absence de carton rouge pour Mosquera avant le penalty. Mikel Arteta et ses joueurs ont également estimé avoir été lésés sur une faute supposée de Nuno Mendes dans la surface (103e), sans que l’arbitre n’intervienne.
Des choix qui ont rappelé les frustrations passées du club face à certaines décisions arbitrales, et qui pourraient relancer les discussions sur la nécessité d’un système plus équitable en Ligue des champions.