Une soirée de finale aussi surprenante que palpitante s’est achevée sous les vivats du Parc des Princes. Portés par leur statut de tenants du titre après leur victoire face à l’Inter Milan en 2024, les Parisiens de Luis Enrique visaient un doublé historique en Ligue des champions. Pourtant, face à une équipe d’Arsenal bien organisée et redoutablement efficace en contre, le parcours n’a pas été de tout repos.
Dès les premières minutes, le scénario a basculé : Kai Havertz, déjà auteur d’un but en finale en 2021 sous les couleurs de Chelsea, a profité d’un rebond pour tromper Safonov et donner l’avantage aux Gunners. Malgré cette entame difficile, les hommes de Luis Enrique ont tenté de réagir, mais les défenses anglaises, solidement verrouillées, ont su étouffer les initiatives parisiennes. William Saliba, en particulier, a brillé par son sens du tacle pour annihiler Désiré Doué en pleine surface.
Un match rythmé par la stratégie plutôt que par le spectacle
Les premières quarante-cinq minutes ont confirmé les craintes : Arsenal, fidèle à sa méthode, a privilégié une défense de fer et des contres foudroyants. Avec seulement 69 passes réussies en première mi-temps (un record à ce stade de la compétition), les Londoniens ont prouvé leur efficacité défensive, limitant le PSG à des tentatives stériles malgré une possession écrasante (80 % du temps de jeu). Les talents d’Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia se sont heurtés à un bloc anglais organisé, incapable de trouver la faille.
Le tournant est survenu en seconde période, lorsque l’arbitre a sifflé un penalty en faveur du PSG après une faute de Cristhian Mosquera sur Kvaratskhelia. Ousmane Dembélé, star incontestée du football français, n’a pas tremblé et a égalisé d’une frappe puissante, redonnant espoir aux supporters parisiens. Le match, jusqu’alors terne, a enfin pris des couleurs : les Gunners, contraints de sortir de leur carapace, ont vu leurs faiblesses exposées.
Safonov, héros inattendu d’une finale folle
Dans les dernières minutes du temps réglementaire, Khvicha Kvaratskhelia a frôlé l’exploit sur une contre-attaque, frappant le poteau d’une frappe croisée. Bradley Barcola, entré en jeu, a lui aussi cru donner la victoire au PSG à la 85e minute, mais son tir a été repoussé in extremis par le gardien adverse. Le temps additionnel a offert une séquence surréaliste : Ousmane Dembélé, visiblement épuisé, traînait dans la surface anglaise tandis que ses coéquipiers s’évertuaient à trouver une ouverture.
Sans but en prolongation malgré des occasions pour les deux camps, la séance de tirs au but s’est imposée comme l’unique issue. Une première depuis dix ans, à l’époque où le Real Madrid avait triomphé face à l’Atlético Madrid. Et c’est là que le PSG a révélé sa véritable force : invaincu dans cet exercice depuis la nomination de Luis Enrique, les Parisiens ont su garder leur sang-froid. Après un raté de Gabriel, Matveï Safonov, décisif toute la soirée, a arrêté le tir de Nuno Mendes, scellant la victoire parisienne.
Arsenal, malgré une saison quasi parfaite en Ligue des champions (seulement six buts encaissés avant la finale), a finalement cédé sous le poids de la pression des tirs au but. Le PSG, lui, entre dans la légende en devenant le second club français à remporter le trophée suprême, après l’Olympique de Marseille. Avec deux coupes aux grandes oreilles en poche, le club parisien règne désormais sans partage sur le football européen.