9 juin 2026
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diphtérie au Mali : une épidémie aggravée par la crise humanitaire

Une épidémie de diphtérie se propage rapidement au Mali depuis début septembre, profitant d’un système de santé affaibli et d’une crise humanitaire durable. Les pénuries de vaccins et les restrictions d’accès aggravent une situation déjà critique.

À ce jour, plus de 530 cas et 30 décès ont été recensés officiellement. Cependant, les Nations Unies estiment que le nombre réel est bien plus élevé en raison d’une sous-déclaration massive.

Les régions de Mopti, Ségou (centre) et Tombouctou (nord-ouest) enregistrent les taux de mortalité les plus élevés. Ces territoires, déjà vulnérables, subissent une insécurité persistante, des restrictions de circulation et un effondrement des services publics, aggravant la propagation de la maladie.

Un financement d’urgence de 1 million de dollars

Pour contrer l’épidémie, Tom Fletcher, responsable des secours d’urgence de l’ONU, a alloué 1 million de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF). Cette somme vise à soutenir l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans ses actions : déploiement d’équipes médicales, distribution d’antibiotiques et d’antitoxines, renforcement de la prévention et de la sensibilisation.

Malgré cette mobilisation, l’accès humanitaire reste fortement limité : pénuries de carburant, restrictions de mouvement et insécurité ralentissent les interventions. Les cliniques mobiles voient leur portée réduite, et les populations isolées sont privées de soins.

Cette flambée de diphtérie s’inscrit dans un contexte de crise humanitaire étendue. Au Mali, plus d’un quart de la population dépend de l’aide extérieure, révélant la fragilité des infrastructures sanitaires et publiques.