27 juillet 2026
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Une gestion controversée des fonds publics sous sonko

La polémique autour de l’utilisation des fonds alloués à la Primature sous le mandat d’Ousmane Sonko prend une nouvelle dimension. Abdourahmane Diouf, ancien ministre, a récemment livré son analyse sur cette gestion, révélant des pratiques financières pour le moins discutables. Ses déclarations surviennent dans un contexte politique particulièrement agité, marqué par la dissolution du parti Awalé et son intégration au sein de Kiiraay, le mouvement né de la fusion de centaines de formations politiques.

Lors d’une intervention remarquée, Abdourahmane Diouf a pointé du doigt les montants attribués à l’ex-Premier ministre. « Dès sa prise de fonctions, Ousmane Sonko bénéficiait d’une enveloppe de 1 milliard 770 millions de francs CFA par trimestre », a-t-il rappelé. Mais selon lui, ces crédits se sont avérés insuffisants, poussant l’ancien chef du gouvernement à solliciter une rallonge exceptionnelle, signe selon Diouf d’une gestion hasardeuse des deniers publics.

Un appel à une enquête parlementaire

Face à ces révélations, Abdourahmane Diouf n’a pas hésité à exiger une totale transparence. « Il est indispensable de mettre en place une commission d’enquête parlementaire, avec une couverture médiatique complète, afin que chaque Sénégalais puisse comprendre où cet argent a été utilisé », a-t-il insisté. Une demande qui s’inscrit dans une logique de reddition de comptes, alors que les débats sur l’usage des fonds politiques restent sensibles.

Interrogé sur la rupture entre les méthodes de gouvernance d’Ousmane Sonko et celles du président de la République, Abdourahmane Diouf a salué l’approche inédite adoptée par ce dernier. Contrairement à une tradition d’opacité, le chef de l’État aurait choisi de rendre public l’usage des fonds politiques, une pratique saluée comme un progrès démocratique.

La transparence comme nouveau paradigme

« Tous les Sénégalais savent désormais que les fonds politiques existent et sont utilisés de manière déclarée », a-t-il souligné. Pour Diouf, cette transparence marque un tournant historique, garantissant que les budgets votés par l’Assemblée nationale ne seront plus détournés de leur objectif initial. « Personne ne pourra plus prétendre que cet argent a été mal employé », a-t-il affirmé, concluant sur l’importance d’une gestion publique irréprochable.