9 juin 2026
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Un chef jihadiste parmi les plus recherchés au Sahel

Ancien rebelle touareg ayant exercé comme diplomate, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une coalition jihadiste fondée en 2017. Considéré comme l’un des hommes les plus dangereux du Sahel, il cumule les condamnations internationales : sanctions de l’ONU, inscription sur les listes noires des États-Unis et mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Attaques d’une rare violence ciblent Bamako

Le Mali traverse une période d’extrême tension après des assauts sans précédent perpétrés les 25 et 26 avril par des combattants du JNIM, alliés à des factions du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touarègues. Ces offensives coordonnées ont frappé des infrastructures stratégiques dans plusieurs régions, visant directement le régime en place à Bamako. Parmi les victimes collatérales, le ministre de la Défense Sadio Camara, 47 ans, figure majeure de la junte, a péri lors d’un attentat-suicide.

Le gouvernement malien offre des récompenses financières

Face à l’escalade des violences, les autorités ont annoncé une prime exceptionnelle pour la capture de responsables jihadistes et rebelles. Dans un message diffusé à la télévision nationale, le gouvernement propose une récompense financière pour toute information menant à l’arrestation ou à l’élimination de sept individus, dont :

  • Amadou Kouffa, autre cadre du JNIM, dont la tête est mise à prix pour 2,2 millions d’euros ;
  • Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, deux dirigeants du FLA.

« Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile lance cet appel dans le cadre de la lutte antiterroriste et de la défense de la souveraineté nationale. Toute personne fournissant des renseignements fiables et exploitables sur ces cibles verra sa rémunération garantie », précise le communiqué officiel.

Une crise sécuritaire persistante depuis plus d’une décennie

Depuis 2012, le Mali est englué dans une crise sécuritaire chronique, alimentée par les exactions du JNIM, de l’État islamique (EI) et de milices communautaires. Ces groupes multiplient les attaques, déstabilisant un pays déjà fragilisé par des défis politiques et économiques majeurs.