9 juin 2026
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Un projet phare pour les défenseurs des droits humains au Tchad

Le 28 mai, un atelier d’évaluation a été organisé à N’Djamena par le bureau pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. L’événement portait sur le projet « Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour la promotion des droits humains au Tchad », financé par l’Union européenne et lancé au printemps 2023. Ce programme a permis à treize associations locales de consolider leurs actions en faveur de la protection et de la défense des droits fondamentaux.

Des acteurs engagés malgré un contexte complexe

Lors de cette rencontre, Félix Ahouansou, représentant du Haut-Commissariat et chef du bureau pays, ainsi qu’Agnès Kovacs, responsable de la section Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne, ont salué l’implication des intervenants. Ils ont insisté sur l’importance de renforcer les structures locales dans un environnement où les obstacles à la défense des droits humains restent nombreux.

Félix Ahouansou a exprimé sa gratitude envers l’Union européenne pour son engagement continu en faveur des droits humains au Tchad. Il a rappelé que ce projet, dont la durée s’étend jusqu’à l’été 2026, a pour mission d’accompagner les organisations de la société civile et les défenseurs des droits, considérés comme des piliers essentiels pour l’instauration d’une société respectueuse des libertés fondamentales.

Il a également mis en lumière les défis persistants : contraintes administratives, restriction de l’espace civique et menaces sécuritaires. Ces obstacles rendent indispensable un soutien à la fois durable et adapté aux réalités du terrain.

Des résultats concrets pour les victimes et les défenseurs

L’évaluation a révélé des avancées significatives. Treize organisations locales ont reçu des subventions pour renforcer leurs actions. Parmi les bénéficiaires, cinquante-huit victimes de violences fondées sur le genre ou de violations des droits humains ont obtenu une assistance juridique et judiciaire, dont vingt-cinq accompagnées par le Barreau tchadien. Par ailleurs, soixante-et-une personnes, dont neuf hommes, ont pu accéder à une aide matérielle, psychologique et médicale grâce à un partenaire du projet.

Un bilan partagé et des perspectives pour l’avenir

Agnès Kovacs a souligné l’utilité de cet atelier, qui a permis de mesurer l’efficacité du projet et son impact sur les bénéficiaires. Elle a également salué le travail du bureau pays du Haut-Commissariat ainsi que celui des organisations subventionnées.

L’événement a rassemblé des représentants des associations locales, des partenaires techniques et des bénéficiaires directs. Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des réalisations, d’échanger sur les bonnes pratiques et d’envisager des pistes pour les prochaines étapes.