13 juillet 2026
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Un discours musclé de Ousmane Sonko à l’encontre du président malien

Lors d’un rassemblement marquant à Touba, le président de l’Assemblée nationale et leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a livré un discours sans concession à l’endroit du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette déclaration, prononcée en marge de l’inauguration du siège local de son mouvement, s’est transformée en une charge virulente contre la gestion actuelle du pays.

Ousmane Sonko a pointé du doigt une gestion « fébrile » de l’État, accusant l’exécutif de manquer de fermeté et de cohérence dans ses décisions. Il a dénoncé une attitude jugée trop conciliante du président Faye envers certains cercles d’influence, évoquant même l’hypothèse d’un isolement politique de ce dernier. Le leader pastefien a également mis en garde contre une possible dérive autoritaire, tout en réaffirmant sa détermination à contester les futures lois gouvernementales devant le Conseil constitutionnel.

Le mouridisme comme fondement de la critique

S’appuyant sur les valeurs de probité et de discipline prônées par le mouridisme, Ousmane Sonko a dressé un portrait sévère de la gouvernance actuelle. Il a souligné que l’héritage spirituel de Touba ne pouvait tolérer une telle dérive dans la gestion des affaires publiques. Ses propos ont résonné comme un avertissement solennel aux partisans et aux observateurs du paysage politique malien.

Les tensions entre les deux figures politiques, autrefois proches, semblent désormais cristalliser un clivage profond au sein de l’opposition et de la majorité. Ousmane Sonko a enchaîné les critiques, allant jusqu’à qualifier le président Faye d’« otage de certains cercles », y compris au sein même de l’opposition, qui l’inciteraient à s’affranchir de son ancien mentor politique.