9 juin 2026
8fffda0f-9006-46dc-8c3f-81afb712c64c

L’analyse de Paul Nsapu sur la dégradation des droits humains en RDC

Lors d’un débat organisé mardi dernier à Kinshasa, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a dressé un bilan contrasté de la situation des droits humains en République démocratique du Congo sous le mandat du président Félix Tshisekedi.

À Kinshasa : des violations structurelles persistantes

Dans la capitale congolaise et les provinces sous son administration directe, Paul Nsapu a identifié des violations systématiques touchant principalement les droits civils et politiques. Ces manquements s’étendent également aux droits économiques et sociaux, comme l’accès au travail, à l’éducation et aux soins de santé.

Le président de la CNDH impute cette situation à l’accumulation des dysfonctionnements des gouvernements successifs, caractérisés selon lui par l’absence de développement durable et l’inefficacité des politiques publiques à améliorer concrètement le quotidien des Congolais.

À l’est du pays : une crise des droits fondamentaux

La situation prend une dimension dramatique dans les provinces de l’est, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et dans une partie de l’Ituri. Paul Nsapu évoque un noyau dur de violations des droits humains, où les droits à la vie et à la sécurité des personnes sont quotidiennement bafoués.

Parmi les facteurs aggravants, il cite la présence de l’armée rwandaise et de ses alliés locaux sur des territoires échappant au contrôle des autorités congolaises. Ces groupes armés seraient responsables d’une recrudescence des violences contre les populations civiles.

Les droits économiques et sociaux en péril

  • Droit au travail : un chômage endémique et des conditions de travail précaires
  • Droit à l’éducation : un accès inégal et une qualité de l’enseignement en baisse
  • Droit à la santé : un système de santé défaillant et des infrastructures médicales insuffisantes

Les droits civils et politiques sous tension

  • Libertés individuelles restreintes dans certaines zones
  • Absence de mécanismes efficaces pour protéger les citoyens
  • Impunité généralisée pour les auteurs de violations

Les recommandations de la CNDH

Face à ce constat, Paul Nsapu appelle à une action urgente des autorités congolaises et à une coopération renforcée avec les partenaires internationaux. Il insiste sur la nécessité de réformer en profondeur les institutions pour garantir le respect des droits humains et d’investir dans le développement socio-économique des régions les plus touchées.