4 août 2026
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Le Cameroun traverse une période d’incertitude depuis près de deux mois. Depuis le 7 juin, le président Paul Biya, figure emblématique du pays, n’a plus été aperçu en public. Face à l’ampleur des rumeurs concernant son état de santé, les autorités ont finalement brisé le silence.

Dans un contexte marqué par des spéculations croissantes, le gouvernement camerounais a tenu à rassurer la population sur la situation du chef de l’État. René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole officiel du gouvernement, a pris la parole pour démentir toute vacance du pouvoir. Il a rappelé que seul le Conseil constitutionnel est habilité à constater une telle situation, précisant : « Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé pour déclarer une vacance du pouvoir. Le président Paul Biya est en vie et n’a pas démissionné. »

Cette déclaration intervient après des semaines de pressions exercées par des membres de l’opposition, qui exigent depuis plusieurs semaines la reconnaissance d’une vacance du pouvoir en raison de l’absence prolongée du président. Interrogé sur le retour imminent de Paul Biya, le porte-parole a choisi la discrétion, tout en laissant entendre que le chef de l’État regagnera prochainement le territoire national. « Je ne peux pas vous préciser la date exacte de son retour, ni même l’endroit où il se trouve actuellement. Cependant, je peux vous confirmer qu’il reviendra très bientôt », a-t-il indiqué.

Un chef d’État au pouvoir depuis plus de quatre décennies

Âgé de 93 ans, Paul Biya occupe la fonction présidentielle depuis 1982, ce qui en fait le plus vieux dirigeant en exercice au monde. Son absence prolongée, inédite depuis son arrivée au pouvoir, a suscité de nombreuses interrogations. Officiellement, son départ pour l’Europe le 7 juin dernier avait été présenté comme un « court séjour privé » en compagnie de son épouse, Chantal Biya.

Malgré cette absence, des actes officiels continuent d’être signés au nom du président. Le 22 juillet, plusieurs décrets ont été publiés, mentionnant Yaoundé comme lieu de signature. Ces documents ont ravivé les débats sur les réseaux sociaux, certains internautes remettant en cause leur authenticité et alimentant ainsi les théories sur l’état de santé et la localisation du président camerounais.