9 juin 2026
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Ousmane Sonko révèle l’existence du protocole de Cap Manuel avec Bassirou Diomaye Faye

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Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a confirmé l’existence d’un accord politique historique conclu avec le président Bassirou Diomaye Faye avant la présidentielle sénégalaise de 2024. Cet engagement, baptisé « protocole de Cap Manuel », aurait scellé leur alliance dans un contexte électoral particulièrement tendu.

Alors qu’il se trouvait encore incarcéré à la prison du Cap Manuel, Ousmane Sonko affirme avoir reçu Bassirou Diomaye Faye dans sa cellule pour échanger sur l’avenir politique du mouvement. Ces discussions auraient abouti à un serment solennel, marqué par des promesses mutuelles pour les années à venir.

L’ancien Premier ministre a détaillé les termes de cet accord devant les médias. Selon lui, Bassirou Diomaye Faye aurait accepté de porter les couleurs du parti aux élections de 2024, avec la garantie d’une transition politique progressive. « Je lui ai dit : nous allons gagner ensemble, et en 2029, ce sera à mon tour de te soutenir », a-t-il expliqué.

Pour renforcer la crédibilité de ses propos, Ousmane Sonko a prêté serment en invoquant Dieu et le Saint Coran, affirmant que « le protocole de Cap Manuel » est une réalité tangible. Il a également évoqué une tentative de formalisation de l’accord par la présence de témoins, une proposition qui aurait été déclinée par Bassirou Diomaye Faye au motif d’une confiance mutuelle absolue.

Selon le récit de Sonko, le futur président lui aurait alors promis de penser à son fils, portant le même nom, en cas de trahison. « Il m’a dit : ce mandat sera celui des réformes difficiles. Je les prends sur moi, et ensuite tu auras le champ libre », a rapporté le leader du Pastef.

Un engagement pour 2029

Les deux hommes auraient également évoqué la présidentielle de 2029, avec une promesse claire : si Bassirou Diomaye Faye respecte ses engagements, Ousmane Sonko s’engagerait à le soutenir comme candidat. En cas d’échec, ce dernier deviendrait lui-même candidat. « Il m’a répondu qu’il serait mon directeur de campagne », a précisé Sonko.

Ces révélations surviennent alors que les relations entre les deux figures politiques se dégradent, relançant les interrogations sur les accords passés pour assurer l’alternance au pouvoir en 2024.