26 mai 2026
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Ousmane Sonko rejette toute influence occidentale sur la loi anti-homosexualité au Sénégal

Politique sénégalaise
Ousmane Sonko s’exprimant lors d’une conférence de presse à Dakar

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé avec fermeté sa position contre l’homosexualité, refusant catégoriquement tout moratoire sur l’application de la loi en vigueur. Il a déclaré vouloir mettre fin à ce qu’il qualifie de « prolifération » de cette pratique, promettant que les autorités judiciaires mèneront les procédures jusqu’à leur terme. Aucune indulgence ne sera accordée, a-t-il prévenu, y compris envers les personnalités proches du gouvernement suspectées d’actes contre nature.

Depuis trois mois, plus d’une centaine de personnes ont été interpellées pour des faits qualifiés de « contre nature », certains étant également accusés de transmission volontaire du VIH. Cette répression s’inscrit dans un contexte où des intellectuels africains ont récemment appelé, via une tribune publiée le 18 mai, à suspendre l’application de cette loi.

Un rejet catégorique des pressions extérieures

« Nous n’avons aucune leçon à recevoir » sur ce sujet, a martelé Ousmane Sonko, dénonçant une « tyrannie de l’Occident » qui chercherait, selon lui, à imposer ses valeurs par le biais de la maîtrise des médias internationaux. Pour le chef du gouvernement, cette tentative d’influence extérieure constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du pays.

Parallèlement, il a évoqué la situation économique du Sénégal, soulignant le poids de la dette publique, estimée à 119 % du PIB. Bien qu’il ait reconnu la « difficulté de la situation », il a défendu le plan de redressement économique mis en place, notamment grâce à une meilleure collecte des recettes fiscales.

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a tenté d’apaiser les craintes en déclarant que « la situation de la dette est en cours de traitement ». Il a annoncé la reprise des discussions avec le Fonds monétaire international dès la semaine du 8 juin, avec pour objectif d’obtenir d’ici le 30 juin les grandes lignes d’un nouveau programme. Ces négociations avaient été interrompues en octobre 2025 en raison de divergences sur la nécessité de restructurer la dette sénégalaise.