26 mai 2026
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Lors d’une séance houleuse à l’Assemblée nationale ce vendredi, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a défendu avec fermeté l’adoption d’une loi controversée renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Cette mesure, entrée en vigueur il y a quelques semaines, a déjà conduit à plus d’une centaine d’interpellations en moins de trois mois, suscitant un tollé parmi les intellectuels africains.

Une application stricte de la loi, sans compromis

Interpellé par les députés sur l’impact de cette législation, Ousmane Sonko a catégoriquement refusé toute suspension du texte. Pour lui, l’objectif est clair : « mettre fin à la prolifération du phénomène de l’homosexualité » au Sénégal. Il a exigé des magistrats une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la loi, insistant sur le fait qu’aucun privilège ne sera accordé, y compris aux personnalités proches du pouvoir. Ses propos font écho aux récentes arrestations de plusieurs figures influentes, souvent liées à son entourage.

Le Sénégal face aux pressions internationales

Cette loi a provoqué une vague de condamnations à l’échelle mondiale, notamment en Europe. Face à ces critiques, le chef du gouvernement a adopté une posture intransigeante. Il a pointé du doigt les « gesticulations » venues de l’étranger, citant en particulier la France. Selon lui, l’Occident chercherait à imposer ses valeurs via une « tyrannie des médias », une stratégie qu’il rejette catégoriquement.

Dans un discours sans ambiguïté, Ousmane Sonko a déclaré : « Si certains pays ont choisi ces pratiques, c’est leur affaire. Mais nous ne recevrons aucune leçon de leur part, en aucun cas. » Il a même laissé planer la menace d’un durcissement supplémentaire de la loi, affirmant : « Si la législation doit être renforcée, elle le sera sans hésitation. »