26 mai 2026
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Ousmane Sonko défend un encadrement transparent des fonds politiques au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré son engagement en faveur d’une gestion plus rigoureuse et transparente des fonds alloués à la vie politique au Sénégal. Lors d’une prise de parole publique, il a souligné que cette réforme s’inscrit dans une promesse électorale majeure, tout en reconnaissant des divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye sur les méthodes à adopter.

Un désaccord public sur la gestion des ressources politiques

Le débat sur l’opacité entourant les fonds politiques a resurgi après une déclaration du chef de l’État, qui avait justifié leur maintien par des impératifs stratégiques : sécurité nationale, renseignement, solidarité internationale et nombreuses sollicitations étatiques. Ousmane Sonko, quant à lui, a rappelé que son parti plaidait depuis 2019 pour une transparence totale de ces fonds, affirmant que « tous les fonds doivent être soumis à un contrôle strict ».

Transparence et redevabilité : les piliers de la réforme

Le Premier ministre a clarifié sa position : il ne s’agit pas de supprimer ces fonds, mais de les placer sous un mécanisme de surveillance exigeant, inspiré des pratiques démocratiques avancées comme celles observées en France. « Nous ne voulons pas les éliminer, mais les contrôler efficacement », a-t-il insisté. Il a également révélé que la Primature dispose de 1,77 milliard de francs CFA en fonds politiques, tout en rappelant que cette somme doit servir l’intérêt général et non des intérêts partisans ou personnels.

Face aux députés, Ousmane Sonko a martelé un principe fondamental : « Aucun franc des contribuables ne doit échapper à la reddition des comptes. » Cette exigence de transparence vise à restoring la confiance des citoyens dans la gestion des deniers publics, un enjeu central dans le contexte actuel.

Quel avenir pour cette réforme ?

Le chef du gouvernement a indiqué qu’une initiative gouvernementale était en préparation pour encadrer ces fonds. Il a également évoqué des échanges avec le président Bassirou Diomaye Faye après l’annonce d’une proposition législative par le député Guy Marius Sagna. Si les discussions ne progressent pas rapidement, un texte sera prochainement soumis au Conseil des ministres. L’objectif ? Aboutir à un cadre légal clair, garantissant une utilisation équitable et vérifiable de ces ressources.

Cette volonté de réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la gouvernance au Sénégal, où la lutte contre la corruption et l’opacité financière reste une priorité pour les autorités.