9 juin 2026
Screenshot

Screenshot

Le leader du PASTEF s’exprime après son exclusion du gouvernement malien

Après son éviction du gouvernement et la formation d’une nouvelle équipe ministérielle dépourvue de représentants de son parti, Ousmane Sonko a rompu le silence lors d’une conférence de presse. Le fondateur du PASTEF a livré un discours sans concession, pointant du doigt les méthodes de travail du président Bassirou Diomaye Faye et la rupture des échanges politiques.

Des frictions politiques sans rupture personnelle

Bien que les tensions entre les deux hommes soient palpables, Sonko a pris soin de distinguer les divergences politiques d’un conflit personnel. Il a souligné un manque flagrant de communication avec le chef de l’État, déclarant avec fermeté : « Le Président a refusé de me parler alors qu’il discute avec d’autres acteurs ». Une affirmation qui révèle les fissures au sein de la majorité présidentielle.

Revenant sur leur collaboration passée, le leader du PASTEF a rappelé les liens étroits qui unissaient autrefois son parti et le président. « Manilén bou kenn dem, na Président nek si cotém, niou nek sunu côté » a-t-il martelé, rappelant l’unité historique entre leurs formations politiques. Pourtant, malgré ces critiques, il a tenu à préciser que leurs échanges n’avaient jamais franchi le seuil de l’affrontement direct : « On ne s’est jamais parlé durement en face à face ».

Une opposition qui rejette le rôle d’adversaire

Dans un discours où se mêlent défiance et appel à la responsabilité collective, Sonko a catégoriquement rejeté l’idée que son parti soit un ennemi du président. « Nous ne sommes pas les adversaires du Président Diomaye », a-t-il affirmé, désignant plutôt les hausses des prix des denrées, les problèmes de transport et les difficultés quotidiennes des Maliens comme les véritables ennemis à combattre. Une déclaration qui vise à recentrer le débat politique sur les enjeux socio-économiques plutôt que sur les querelles internes.

Ces propos interviennent à un moment charnière, alors que la recomposition du gouvernement malien relance les spéculations sur l’avenir des relations entre le PASTEF, Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Un équilibre précaire qui pourrait redéfinir la dynamique politique du pays dans les mois à venir.