11 juin 2026
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La famille de l’ancien président de la Cour suprême du Cameroun a rendu public le programme des funérailles d’Alexis Dipanda Mouelle. L’ancien haut magistrat, disparu le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans, sera conduit à sa dernière demeure du lundi 22 au samedi 27 juin 2026.

Du 22 au mercredi 24 juin, des moments de recueillement et de prière sont prévus de 18h à 19h au domicile familial situé au carrefour Bastos, à Yaoundé, capitale politique du pays. Le jeudi 25 juin, à 10h, la levée du corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé, suivie des hommages solennels de la magistrature à la Cour suprême.

Village Bonakou-Bwapaki

À 15h, une messe sera célébrée à la basilique Marie-Reine-des-Apôtres de Mvolye. La journée s’achèvera par une veillée au domicile familial. Le vendredi 26 juin, le cortège funèbre prendra la direction du village natal de Bonakou-Bwapaki. Une halte est prévue à la concession familiale de Bonakouamouang, dans le quartier Akwa à Douala, avant la veillée au village. L’inhumation se déroulera le samedi 27 juin.

Daniel Mekobe Sone

Né le 25 mars 1942 à Bonakou-Bwapaki, dans la région du Littoral, Alexis Dipanda Mouelle a marqué l’histoire judiciaire et politique camerounaise. Après des études à l’Université de Paris, il intègre la magistrature en 1965 et gravit rapidement les échelons. Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975, il est nommé à la tête de la Cour suprême en 1986, avec le titre de premier président, qu’il conserve jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014. Son successeur, Daniel Mekobe Sone, lui a alors succédé.

Son nom reste associé à la validation controversée de l’élection présidentielle de 1992, lorsqu’il proclama la victoire de Paul Biya (39,98 %) face à Ni John Fru Ndi (35,9 %), dans un climat politique tendu marqué par le retour au multipartisme.

L’Institut international

Au-delà des frontières camerounaises, Alexis Dipanda Mouelle a présidé la 17e session du Comité des Nations unies contre la torture et siégé comme membre de la Chambre d’arbitrage de la Cour internationale de justice de La Haye. Il était également membre de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF).