9 juin 2026
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L’euphorie de la victoire historique du PSG en Ligue des champions a été ternie par de graves débordements à travers l’Hexagone. Les festivités ont donné lieu à une vague d’arrestations massive, avec 780 personnes interpellées sur l’ensemble du territoire, dont une large majorité dans la capitale. Cette nuit de célébrations a également été marquée par le décès tragique d’un jeune homme de 24 ans sur les axes routiers parisiens.

L’atmosphère a basculé dans la violence dès la fin de la rencontre. Sur l’avenue des Champs-Élysées, des groupes d’individus s’en sont pris au mobilier urbain, dégradant notamment un abribus sous l’œil des unités de police tentant de ramener le calme. À proximité du Parc des Princes, au niveau de la Porte de Saint-Cloud, les forces de l’ordre ont essuyé des tirs nourris de mortiers d’artifice, les contraignant à faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Au fil des heures, des vélos en libre-service ont été incendiés, transformant certains secteurs en véritables zones d’affrontements entre jeunes et policiers.

La situation a également dégénéré sur le boulevard périphérique, envahi par des dizaines de deux-roues. Des comportements extrêmement dangereux ont été observés, certains conducteurs circulant à contresens tandis que des piétons s’aventuraient au milieu du trafic. C’est dans ce contexte chaotique qu’un motard de 24 ans s’est tué après avoir percuté un dispositif en béton destiné à la régulation de la circulation. Plus tard, vers 4 heures du matin, un adolescent de 17 ans a été grièvement blessé lors d’une agression à l’arme blanche. La victime se trouve actuellement dans le coma.

Un bilan lourd : 57 membres des forces de l’ordre blessés

Le bilan national fait état de 57 policiers et gendarmes blessés au cours des interventions. Les autorités notent une recrudescence inquiétante de l’utilisation des mortiers d’artifice contre les agents de sécurité, un phénomène particulièrement visible dans le 8e arrondissement de Paris où des tirs en rafale ont été filmés. Les projectiles divers ont visé de manière systématique les forces mobiles déployées pour sécuriser les rassemblements.

Outre Paris, une quinzaine de municipalités ont été le théâtre d’incidents notables, à l’image de Grenoble, où des commerces ont subi des pillages et des dégradations importantes. Au total, sur les 780 personnes appréhendées durant cette nuit de chaos, 457 se trouvaient encore en garde à vue ce dimanche matin, alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs des violences les plus graves.