Le groupe djihadiste Boko Haram a relâché plus de 400 otages, principalement des femmes et des enfants, enlevés au début de l’année dans le village de Ngoshe, dans l’État de Borno (nord-est du Nigeria). L’information a été confirmée dimanche par un sénateur local et un responsable d’une association de jeunesse.
Selon Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (Bosya), 416 personnes capturées à Ngoshe ont été libérées samedi. Le sénateur de l’État de Borno, Mohammed Ali Ndume, a confirmé cette libération, tout en précisant qu’il ignorait les circonstances exactes de l’opération. Bosya, qui a joué le rôle d’intermédiaire entre les ravisseurs et les familles, n’a pas fourni plus de détails, notamment sur un éventuel paiement de rançon ou une intervention des forces de sécurité.
Une région sous la menace constante de Boko Haram
Situé à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, le village de Ngoshe se trouve dans les collines de Gwoza, une zone considérée comme un bastion de Boko Haram et régulièrement visée par des attaques. Depuis 2009, l’insurrection menée par Boko Haram, puis par sa branche rivale en Afrique de l’Ouest (Iswap), a causé des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes dans le nord-est du Nigeria.