Face à la plainte déposée par des magistrats contre le ministre de la Sécurité publique pour des propos jugés offensants envers leur corps de métier, le président Mahamat Idriss Deby Itno a pris position en sa faveur.
Dans un discours marqué par l’engagement démocratique, il a souligné que « dans un État de droit, chacun, qu’il soit simple citoyen ou haut responsable, dispose du droit de s’exprimer librement, à condition de respecter les lois en vigueur. Refuser la critique, surtout lorsqu’elle émane de professionnels du droit, peut affaiblir les fondements mêmes de notre pacte social », a-t-il déclaré.
Cette prise de position l’a conduit à annoncer qu’il ne présiderait plus le Conseil supérieur de la magistrature à l’avenir.
Le chef de l’État a également tenu à préciser que le ministre n’a « ni attaqué l’institution judiciaire dans son ensemble, ni visé l’ensemble des magistrats ». Il a rappelé que le syndicalisme, pilier de la démocratie, ne doit pas servir à justifier des actes contraires aux principes d’équité et de probité.
Pour rappel, une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre le ministre critiquer avec véhémence certaines décisions judiciaires, les qualifiant de favorisant la malhonnêteté. Il avait alors affirmé sa détermination à « détruire » ces « jugements frauduleux ».