26 mai 2026
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loi sur l’homosexualité au Sénégal – Sonko promet son application stricte

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé avec force l’application prochaine de la législation renforçant les sanctions contre les actes liés à l’homosexualité au Sénégal. Cette annonce a été faite lors d’un échange direct avec les députés à l’Assemblée nationale.

Ousmane Sonko s’exprime sur la loi controversée

Lors d’une séance parlementaire, Ousmane Sonko a clarifié la position du gouvernement sénégalais concernant la loi récemment adoptée. Cette dernière aggrave les peines liées aux actes contre nature, une notion désormais clairement définie par le texte.

Le chef du gouvernement a vivement réagi aux critiques émanant de certains pays occidentaux, soulignant que le Sénégal, en tant que nation souveraine, avait le droit de protéger ses valeurs sociales et culturelles.

« Le peuple sénégalais est souverain et, dans sa grande majorité, rejette ces pratiques », a-t-il affirmé avec conviction.

une loi non négociable face aux pressions extérieures

Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident », une pression médiatique et politique visant à imposer des normes sociétales étrangères au continent africain. Il a rappelé que le Sénégal avait légiféré en parfaite souveraineté, sans céder aux influences extérieures.

« Nous sommes huit milliards d’habitants sur Terre, mais un petit groupe en Occident, qui ne parvient même pas à trancher son propre débat interne, veut imposer l’homosexualité au reste du monde. Au nom de quel droit ? », a-t-il interrogé, avant d’ajouter : « Aucune pause ne sera accordée après la promulgation de cette loi. Elle sera appliquée intégralement. »

Les nouvelles dispositions légales

La loi n°2026-08, promulguée le 27 mars 2026, modifie l’article 319 du code pénal sénégalais. Elle durcit les sanctions pour les actes contre nature, désormais définis comme tout acte sexuel entre personnes du même sexe ou tout acte impliquant un cadavre ou un animal.

Les peines encourues s’élèvent à 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende de 2 à 10 millions de francs CFA, sans préjudice des charges supplémentaires en cas de viol ou de pédophilie. Le texte intègre également des dispositions contre l’apologie et le financement de ces actes.