20 juin 2026
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Une panne informatique survenue dans la nuit du 14 au 15 juin a mis hors service le système d’achat des unités EDAN à Libreville, privant des milliers de foyers d’électricité en pleine saison de chaleur. Les climatiseurs et ventilateurs restent muets, tandis que les habitants cherchent désespérément une solution.

Depuis l’aube du 15 juin, les clients de la SEEG ne peuvent plus créditer leurs compteurs. L’entreprise a reconnu un « dysfonctionnement informatique » dans un communiqué, sans donner de date précise pour le retour à la normale, évoquant simplement un rétablissement imminent.

Dans la capitale, de nombreux abonnés se sont rendus au siège social de la SEEG, au centre-ville, espérant une solution rapide. Mais les guichets sont restés fermés. « On n’a pas d’information fiable. Tout le monde est obligé d’attendre jusqu’à ce que ça se rétablisse », témoigne Eric Ovono, client résigné.

Jennifer Engouma, qui achète habituellement ses tickets dans les petites agences, raconte son parcours : « On m’a dit que c’est un problème de connexion. Je me suis donc rendue au centre-ville, à la direction générale, et ici non plus il n’y a pas d’unités. Je suis à mon 4e jour sans courant. Et la nuit, on cohabite avec les moustiques. »

Marceline, une autre abonnée, exprime sa colère face à la situation : « C’est insupportable surtout avec la chaleur! Mais on n’a pas le choix que d’attendre. J’ai essayé de payer par Airtel Money comme d’habitude, mais ça ne passe pas. On reçoit un message en anglais qui prouve que le système dysfonctionne. La nourriture se détériore au congélateur. »

Cette panne remet en question la fiabilité des infrastructures numériques de la SEEG. À l’ère du paiement mobile et des compteurs intelligents, une simple défaillance informatique paralyse des milliers de ménages, les renvoyant à des méthodes obsolètes et à l’attente.

Alors que la nuit tombe sur Libreville, tous les regards se tournent vers les serveurs de la SEEG. L’espoir d’un rétablissement rapide est général, mais l’amertume persiste. La promesse d’un service fiable s’est une fois de plus heurtée à la fragilité d’un système qui, à la moindre secousse, plonge la capitale dans une inquiétante obscurité.