21 juillet 2026
06cb7e1d-2732-463d-ad57-82218189a13e

Après neuf mois derrière les barreaux, six figures locales du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition, ont recouvré la liberté ce lundi. Leur avocat a confirmé cette libération sur les réseaux sociaux, saluant une issue enfin positive pour ses clients.

Libération de six responsables du PDCI après neuf mois de détention en Côte d'Ivoire

Des arrestations en pleine période électorale

Leur détention s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu en 2025, année marquée par une élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Des dizaines de militants et responsables de l’opposition avaient alors été interpellés à travers le pays.

Parmi eux, six cadres du PDCI, arrêtés entre fin septembre et début octobre 2025 dans plusieurs communes d’Abidjan, viennent d’être libérés. Allo Pacôme Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman et Niangoran N’Guessan Edouard ont ainsi pu rentrer chez eux, comme l’a annoncé leur défenseur, Me Ange Rodrigue Dadje, sur les réseaux sociaux.

Un climat politique sous haute tension

Les interpellations de 2025 ont concerné des personnalités de divers horizons politiques. En mai de la même année, deux autres militants du PDCI, Clément Kouakou et Denis Brou, avaient déjà été remis en liberté. Par ailleurs, des figures majeures comme Tidjane Thiam, président du PDCI, ou encore Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État, avaient été écartés des scrutins en raison de décisions judiciaires.

Les autorités avaient alors assurées que ces mesures répondaient à des impératifs de sécurité et non à des motivations politiques, tout en garantissant le respect des procédures légales.

Autres libérations récentes dans l’opposition

Début juillet, une autre figure politique, Moïse Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo et membre de son parti, a également recouvré sa liberté après près d’un an de détention. Un cybermilitant proche de ce même camp, Ibrahim Zigui, a également été libéré dans la foulée.

Ces libérations successives surviennent alors que des centaines de personnes accusées d’avoir participé à des manifestations interdites pendant la campagne électorale ont été condamnées. Plusieurs décès ont été déplorés lors de ces événements.