La RDC préside le Conseil de sécurité de l’ONU : une première depuis plus de trois décennies
Pour la première fois depuis 1991, la République démocratique du Congo (RDC) occupe la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce mandat, qui s’étend sur l’intégralité du mois de juillet 2026, marque un tournant historique pour Kinshasa dans l’arène diplomatique internationale. Six mois seulement après son élection comme membre non permanent pour la période 2026-2027, le pays africain accède à une position stratégique au sein de l’organisation multilatérale.
Une présidence sous le signe de la paix et du développement africain
Dirigée par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la présidence congolaise s’articule autour d’une devise ambitieuse : « Plus de paix, plus de justice, plus de développement et plus de multilatéralisme ». Cette orientation reflète la volonté de la RDC de placer les enjeux africains au cœur des débats mondiaux. Le pays mise sur cette visibilité pour renforcer la voix du continent sur les grands équilibres globaux.
Gouvernance des ressources naturelles et lutte contre les violences sexuelles : les priorités congolaises
Parmi les dossiers phares de ce mandat, la gouvernance des ressources naturelles occupe une place centrale. Un débat public de haut niveau, prévu le 22 juillet 2026 sous la direction du président Félix Tshisekedi, sera consacré à l’exploitation illicite des minerais et à son impact sur les conflits armés. Parallèlement, la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflit, portée début juillet par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, reste un axe majeur de l’action diplomatique congolaise.
Sans déroger à son rôle de présidente, la RDC saisit cette opportunité pour sensibiliser la communauté internationale à la crise humanitaire qui frappe sa région orientale. L’objectif ? Obtenir des sanctions plus strictes contre les groupes armés et leurs soutiens extérieurs, tout en maintenant une posture de neutralité institutionnelle.
Entre les crises persistantes au Moyen-Orient, au Soudan ou en Haïti, la RDC démontre sa capacité à gérer des enjeux globaux tout en défendant ses intérêts stratégiques. Une performance diplomatique qui pourrait redéfinir son influence sur la scène internationale.
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