17 juillet 2026
075bd581-46b7-484e-a1ee-fa1394e548f5

Keiko Fujimori renforce l’alliance Pérou-Maroc sur le Sahara

  • La présidente élue du Pérou, Keiko Fujimori, confirme à l’ambassadeur marocain son soutien à la résolution 2797 de l’ONU et au plan d’autonomie marocain pour le Sahara.
  • Cette prise de position marque un tournant après des décennies d’ambiguïté des gouvernements péruviens précédents.

Dès les premiers jours de son mandat, la présidente Keiko Fujimori a affiché une volonté de réorienter la politique étrangère du Pérou, notamment sur la question épineuse du Sahara occidental. Une rencontre décisive avec l’ambassadeur du Maroc, Amine Chaoudri, a scellé cette nouvelle orientation diplomatique.

Lors de cet entretien, la présidente péruvienne a réaffirmé le soutien de son gouvernement à l’intégrité territoriale du Maroc ainsi qu’à son initiative d’autonomie pour le Sahara, une position saluée par les autorités marocaines. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, perçue comme une base sérieuse pour une solution durable au conflit.

Un engagement clair en faveur du plan d’autonomie

Le bureau de la présidente Fujimori a confirmé que son gouvernement apportera un appui ferme à la proposition marocaine, considérée comme un cadre réaliste pour mettre fin au différend régional. L’ambassadeur marocain a remis à Keiko Fujimori une lettre de félicitations du roi Mohammed VI, dans laquelle le souverain marocain a salué les excellentes relations bilatérales entre les deux pays et exprimé son intention de renforcer ce partenariat.

Fin d’une ambiguïté de plusieurs décennies

Cette prise de position rompt avec la politique fluctuante des gouvernements péruviens précédents, souvent marqués par des prises de position contradictoires ou des soutiens au Polisario. L’histoire diplomatique du Pérou sur cette question remonte aux années 1980, lorsque le pays avait reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Plusieurs présidents, dont Fernando Belaúnde Terry et Alan García, avaient maintenu des relations avec cette entité avant qu’Alberto Fujimori, père de Keiko Fujimori, ne suspende ces liens en 1996. Depuis, les gouvernements successifs ont adopté des positions variables, oscillant entre neutralité et proximité avec le Polisario. La dernière décision de Pedro Castillo en 2021, qui avait rétabli les relations avec le Front Polisario, avait été annulée avant d’être réinstaurée dans un contexte politique instable.

Un retour à la raison diplomatique

Avec l’arrivée de Keiko Fujimori, le Pérou renoue avec une position ferme en faveur de la souveraineté marocaine. Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de rééquilibrage des alliances en Amérique latine, où le Maroc a mené une offensive diplomatique réussie pour contrer l’influence du Polisario.

Plusieurs pays de la région, autrefois soutiens de la RASD, ont revu leur position, reconnaissant l’efficacité de la diplomatie marocaine et l’importance de son rôle stratégique en Afrique et au-delà.

Le Maroc consolide son influence en Amérique latine

Cette alliance avec le Pérou s’ajoute à une série de succès diplomatiques du Maroc en Amérique latine, où Rabat a renforcé ses liens économiques, culturels et universitaires. Des pays comme la Colombie, le Paraguay ou le Panama ont récemment révisé leur position sur la question du Sahara, témoignant de l’efficacité de cette stratégie.

Le Maroc, porte d’entrée vers l’Afrique, l’Europe et le monde arabe, continue de gagner des soutiens dans sa quête d’une solution pacifique et durable au conflit du Sahara.