16 juillet 2026
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Retour de Macky Sall au Sénégal : une visite controversée sous le feu des critiques

Le retour de Macky Sall au Sénégal, prévu pour ce vendredi 17 juillet afin de s’entretenir avec Bassirou Diomaye Faye, relance les tensions politiques dans le pays. Pour la première fois depuis son départ du pouvoir en avril 2024, l’ancien président foule à nouveau le sol dakarois dans un climat marqué par les accusations de répression violente des manifestations entre 2021 et 2024.

Retour de Macky Sall au Sénégal : manifestation contre sa visite

Des collectifs exigeant justice pour les victimes

Dès jeudi 16 juillet, un collectif militant a dénoncé cette visite, la qualifiant d’« indécente ». Boubacar Sèye, porte-parole du mouvement, a exigé que « la lumière soit faite sur les dizaines de morts » recensés lors des affrontements. Selon lui, le retour de Macky Sall symbolise « une période douloureuse de l’histoire récente du Sénégal ».

Des voix politiques divisées

Le député Guy Marius Sagna, figure de la majorité présidentielle, a également critiqué cette rencontre. « Accueillir Macky Sall revient à insulter les familles des victimes et les détenus politiques. C’est tout simplement indécent », a-t-il déclaré avec fermeté.

À l’opposé, le parti de l’ancien chef de l’État, l’Alliance pour la République (APR), a appelé ses militants à organiser des rassemblements de soutien à Dakar. Des appels à un accueil triomphal ont été lancés sur les réseaux sociaux. Macky Sall a précisé qu’il quitterait le pays « aussitôt » après son entretien avec le président Faye.

Une candidature à l’ONU en arrière-plan

Cette visite survient alors que Macky Sall brigue le poste de secrétaire général des Nations unies. Sa candidature, soutenue par le Burundi – qui assure alors la présidence tournante de l’Union africaine – a été déposée sans l’aval officiel de Dakar.

Du côté de la présidence sénégalaise, aucune réaction officielle n’a été communiquée. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a simplement rappelé que Macky Sall « ne fait l’objet d’aucune accusation, poursuite ou condamnation », justifiant ainsi son retour comme une « visite normale dans son pays de naissance ».