16 juillet 2026
Des soldats rebelles du groupe M23 patrouillent dans les rues de la ville de Uvira, Republique Democratique du Congo le 12 decembre 2025, région des Grands Lacs

In eastern DR Congo's Uvira, war scars linger as calm cautiously returns. Members of the March 23 Movement (M23) stand guard in Uvira city, eastern Democratic Republic of the Congo (DRC), on December 12, 2025. Photo by Str /Xinhua/ABC/Andia.fr

L’accord historique signé sous égide américaine peine à être appliqué. Dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, les affrontements pour le contrôle de territoires stratégiques s’intensifient malgré les mécanismes de sanctions en place. Une impasse diplomatique qui révèle les limites d’une médiation internationale jugée insuffisante.

Un accord de paix signé sous pression internationale

Le calendrier prévoyait une application complète de l’accord de Washington d’ici le 15 juillet 2025. Signé le 27 juin 2024 entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, ce traité visait notamment le retrait des forces rwandaises du sol congolais, où elles soutiennent le mouvement rebelle Alliance du fleuve Congo/M23 (AFC/M23). Pourtant, plus de deux semaines après la date butoir, la situation reste bloquée.

Les combats persistent malgré les engagements

Les déclarations optimistes des autorités américaines, évoquant un début de mise en œuvre pour mi-juillet, n’ont pas suffi à apaiser les tensions. Les provinces du Kivu, déjà fragilisées par des années de conflits, subissent de nouveaux affrontements. L’AFC/M23 maintient sa domination sur une grande partie des territoires du Nord et du Sud-Kivu, tandis que les populations civiles paient le prix fort de cette instabilité chronique.

Les sanctions internationales, censées renforcer la pression sur les parties prenantes, n’ont pas eu l’effet escompté. Les États-Unis, bien que moteur de cet accord, se heurtent à l’inertie des acteurs locaux et à la complexité des enjeux régionaux.

Une région en proie à l’insécurité

  • Contrôle territorial contesté : L’AFC/M23 conserve ses positions clés, malgré les condamnations internationales.
  • Crise humanitaire aggravée : Les déplacements de populations s’accélèrent, dans un contexte où les besoins en aide d’urgence explosent.
  • Diplomatie en échec : Les tentatives de médiation peinent à aboutir, faute de volonté politique partagée.

Alors que les espoirs de paix s’amenuisent, la question se pose : comment sortir de cette impasse où chaque camp reste campé sur ses positions ?

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