9 juin 2026
f67b17e3-105b-48d2-a731-c67ebcde8830

Gaya, juin 2026 — La commune urbaine de Gaya a officiellement lancé les travaux de restauration de 500 hectares de terres pastorales dégradées. Ce projet, financé par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), marque une étape clé dans la préservation des ressources naturelles et le renforcement de l’économie locale.

Dès l’aube, le préfet du département de Gaya a officiellement inauguré les opérations en réalisant les premiers gestes symboliques, accompagné de l’administrateur délégué de la commune, du secrétaire général de la préfecture, du représentant du chef de canton, ainsi que du coordonnateur régional du PIDUREM et de son équipe. Parmi les personnalités présentes figuraient également le Directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso, le directeur départemental de l’Environnement, les délégués des dix ONG partenaires, le chef du village de Tara et une partie de la population locale.

Des aménagements ciblés pour des terres plus résilientes

Les travaux, déployés sur deux sites distincts — Gaya et Tara —, visent à redonner vie à des parcelles pastorales fortement dégradées. Les actions prévues incluent le reboisement, l’installation de dispositifs anti-érosion (hydrique et éolienne), la construction de structures de contournement et la réhabilitation des pistes d’accès. Ces mesures permettront non seulement de protéger les sols contre l’érosion, mais aussi d’améliorer la capacité d’accueil des terrains pour le bétail, facilitant ainsi la surveillance et l’exploitation pastorale.

Un projet aux retombées économiques et sociales immédiates

Selon les responsables du projet, ces interventions contribueront à renforcer la résilience des communautés face aux défis climatiques. Le coordonnateur régional du PIDUREM a souligné que les travaux généreraient des emplois temporaires pour les riverains, offrant ainsi des opportunités économiques pendant la phase d’exécution. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à limiter la dégradation des terres, sécuriser les ressources naturelles et réduire les tensions entre agriculteurs et éleveurs dans la région. Un suivi technique et environnemental rigoureux sera mis en place pour évaluer l’efficacité des aménagements et ajuster les pratiques en conséquence.

Une collaboration renforcée avec les acteurs locaux

Les bénéficiaires directs du projet sont les ménages pastoraux et les éleveurs des villages voisins, dont les parcours seront restaurés et sécurisés. Les ONG partenaires joueront un rôle central dans la sensibilisation des populations à une gestion durable des terres, tout en assurant l’entretien des aménagements réalisés. Les travaux ont débuté sans délai, avec une première phase d’aménagement et de plantations prévue dans les semaines à venir. Des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront établis pour garantir la transparence et conditionner les financements futurs.