Mardi 14 juillet 2026, à Libreville, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a officiellement transmis le rapport préliminaire du Recensement général de la population et du logement (RGPL) au président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono. Cette étape, annoncée par la Haute juridiction, marque le début du processus d’homologation des données démographiques gabonaises.
Cette cérémonie ne se limite pas à une simple formalité administrative. Elle représente un jalon essentiel pour la validation des statistiques nationales, comme l’a souligné Hermann Immongault. Les chiffres recueillis serviront en effet de base pour des réformes majeures : révision du fichier des Gabonais économiquement faibles (GEF), réorganisation des circonscriptions électorales et actualisation des listes électorales.
Les premières analyses du RGPL révèlent déjà des tendances marquantes. La province de l’Estuaire, où se situe Libreville, confirme sa position de pôle démographique dominant, suivie de près par l’Ogooué-Maritime et le Haut-Ogooué. Ces données géographiques guideront les futures politiques d’aménagement du territoire, en priorisant les zones où la demande en infrastructures est la plus forte.
La Cour constitutionnelle impose un contrôle rigoureux
La Cour constitutionnelle ne se contentera pas d’une validation passive. Pour s’assurer de l’exactitude et de la légalité des résultats, elle prévoit d’auditionner les responsables du Ministère de la planification afin de clarifier la méthodologie employée. Par ailleurs, sous l’égide de son président, Dieudonné Aba’a Owono, l’institution déploiera des délégués assermentés dans toutes les provinces. Ces représentants auront pour mission d’effectuer des vérifications sur le terrain et de recueillir des témoignages auprès des populations locales ainsi que des autorités provinciales. L’objectif ? Garantir une conformité totale du recensement avec les exigences légales, assurant ainsi la crédibilité de ce travail statistique sans précédent.