Le 15 juin 2026, à l’occasion d’une session du Congrès réuni au Palais Léon Mba, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé officiellement la candidature du Gabon pour organiser le sommet de l’Union africaine en 2027. Cette décision s’inscrit dans un plan de repositionnement de Libreville sur la scène panafricaine.
Selon le chef de l’État, cette démarche reflète une ambition claire : accroître l’influence diplomatique du pays par une approche proactive et un engagement fort envers le multilatéralisme.
Profitant de cette tribune, le président a dressé un bilan favorable des trois années écoulées. Il a souligné que le Gabon s’est fait entendre sur des enjeux globaux tels que la paix, la sécurité, le développement durable et la transition écologique.
Des réformes pour moderniser le corps diplomatique
Pour rayonner à l’international, il faut d’abord consolider les bases internes. Le président a reconnu que, avant le 30 août 2023, les agents diplomatiques gabonais évoluaient dans des conditions très précaires. Pour redynamiser ces équipes et améliorer l’efficacité des représentations, des réformes structurelles ont été engagées, notamment la revalorisation des salaires. « Nous avons augmenté les émoluments des ambassadeurs et des attachés de défense pour améliorer leurs conditions et leur permettre d’atteindre les objectifs fixés », a indiqué le président.
Un leadership régional renforcé
Ces mesures ne sont pas de simples ajustements ; elles visent à ancrer durablement l’influence gabonaise au sein des instances régionales et internationales. En se portant candidate pour le sommet panafricain de 2027, la Cinquième République gabonaise affiche sa volonté de faire du Gabon un pôle décisionnel majeur en Afrique centrale et sur tout le continent. Le message est clair.