Réunis à Libreville, les cadres du Centre des Libéraux Réformateurs (CLR) ont officiellement donné le coup d’envoi de la relance du parti. À douze mois de son prochain congrès, la formation fondée par Jean-Boniface Assélé entend se réorganiser, remobiliser ses troupes et réaffirmer son appui au chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
À l’approche des échéances majeures de la Ve République, le CLR ambitionne de retrouver toute sa place sur l’échiquier politique national. Les responsables du parti se sont retrouvés au Cabaret des Artistes, dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, pour une réunion élargie du directoire visant à poser les fondations d’une nouvelle dynamique organisationnelle.
Vers le congrès de 2027
Le président du CLR, Jean-Boniface Assélé, a tenu à répondre aux nombreuses interrogations sur l’avenir du parti. Balayant les critiques qui annonçaient son déclin, l’ancien ministre s’est montré catégorique : « Beaucoup ont dit que le CLR est mort, mais cette forte mobilisation prouve le contraire. » Au cœur des discussions, la préparation du prochain congrès, prévu dans un an. Pour la direction, cette échéance doit permettre de redéfinir les orientations stratégiques et de renforcer l’implantation sur tout le territoire. Assélé a appelé les militants à une réflexion sans complaisance : « Cette réunion va nous permettre d’examiner la suite du chemin et dans quelles conditions. » Un comité de réflexion a été mis en place pour proposer les modalités de la relance, et de nouveaux responsables seront bientôt nommés pour redynamiser les structures internes.
Le CLR revendique son rôle durant la Transition
La rencontre a également vu la présentation du rapport d’activités 2024-2025. Ce document retrace la participation du CLR aux principales étapes de la Transition politique, ainsi qu’aux campagnes référendaire et présidentielle. La formation entend ainsi rappeler son implication dans les mutations institutionnelles engagées depuis le 30 août 2023 et sa proximité avec les orientations portées par le président de la République. Alors que plusieurs partis cherchent à se repositionner dans le nouvel environnement politique gabonais, le CLR affiche son ambition de demeurer un acteur influent du débat public. Reste à transformer cette volonté de relance en une dynamique militante capable de peser dans les futures échéances électorales et dans la consolidation de la Ve République.