9 juin 2026
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Lors de la conférence internationale « Abidjan 2 », dédiée aux défis de la régulation de l’intelligence artificielle et des plateformes numériques, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) gabonaise, Germain Ngoyo Moussavou, a saisi l’occasion pour échanger avec des représentants de Meta. L’enjeu principal de ces discussions : la suspension des réseaux sociaux au Gabon et les pistes pour un cadre juridique plus strict de l’espace numérique.

Organisée du 1er au 3 juin 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, cette conférence a réuni des régulateurs, des experts en technologies et des acteurs majeurs des plateformes mondiales. Les débats ont porté sur l’impact de l’intelligence artificielle, la modération des contenus et les libertés de communication, dans une Afrique en pleine mutation numérique.

la suspension des réseaux sociaux au cœur des négociations

En marge des travaux, Germain Ngoyo Moussavou a rencontré Balkissa Idé Siddo, directrice des politiques publiques de Meta pour l’Afrique subsaharienne, ainsi que Serge Mbengue, représentant de l’entreprise en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont permis d’aborder la question épineuse de la suspension des réseaux sociaux au Gabon.

Meta a reconnu la légitimité de cette décision prise par les autorités gabonaises, tout en soulignant avoir compris les justifications avancées. L’entreprise a également confirmé son intérêt pour les initiatives réglementaires en cours au Gabon, visant à encadrer plus strictement l’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques.

une volonté de collaboration renforcée

Bien que Meta ait plaidé pour une levée de la mesure de suspension en place, l’entreprise a exprimé sa détermination à poursuivre le dialogue avec la HAC. L’objectif ? Améliorer la modération des contenus liés au Gabon et renforcer la coopération entre la plateforme et le régulateur local.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où la régulation du numérique en Afrique gagne en importance. Les participants à la conférence « Abidjan 2 » ont adopté une déclaration finale encourageant le renforcement des capacités des régulateurs, l’élaboration de lois adaptées à l’intelligence artificielle et aux réseaux sociaux, ainsi qu’une meilleure inclusion des langues africaines dans les outils numériques. Au-delà du cas gabonais, cette dynamique illustre la volonté des États africains de reprendre le contrôle de la gouvernance numérique, tout en maintenant un dialogue constructif avec les acteurs internationaux.