Financement du développement en Côte d’Ivoire : la BAD mise sur les partenariats stratégiques
La Côte d’Ivoire a partagé son expérience en matière de mobilisation des ressources lors d’un événement marquant organisé en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la présentation des rapports phares 2026 : le Rapport Pays Côte d’Ivoire et le Rapport sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique de l’Ouest. Sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », cette rencontre a réuni les acteurs clés du secteur public, privé et financier.
Un événement au service de la transformation économique ivoirienne
Représentant le Ministre du Plan et du Développement, le Pr Loesse Jacques ESSO a présidé cette cérémonie à Abidjan. Dans son allocution, il a mis en lumière les priorités du Gouvernement ivoirien, placé sous l’autorité du Président Alassane Ouattara. Le pays mise sur une mobilisation accrue des financements, tant publics que privés, pour concrétiser les ambitions portées par le Plan National de Développement (PND) 2026-2030. Ce plan, dont le financement est estimé à 114 838,5 milliards de FCFA (environ 209 milliards de dollars), représente un défi majeur pour l’économie ivoirienne.
Une croissance économique porteuse d’espoir
Le contexte économique africain, avec une croissance continentale estimée à 3,9 % en 2025, offre des perspectives encourageantes. La Côte d’Ivoire se distingue avec une croissance avoisinant 6,5 %, se rapprochant ainsi des objectifs fixés par l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le succès du Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026, ayant permis une mobilisation exceptionnelle de 80 milliards de dollars (47 820 milliards de FCFA), témoigne de la confiance des partenaires dans la vision ivoirienne et sa capacité à attirer des financements massifs.
Des rapports stratégiques pour éclairer les décisions publiques
Les rapports présentés par la BAD sont bien plus que des documents analytiques : ils constituent des outils d’aide à la décision essentiels pour l’élaboration des politiques publiques. Pr Loesse Jacques ESSO a salué la qualité du partenariat entre la Côte d’Ivoire et la BAD, soulignant leur rôle clé dans le dialogue avec les partenaires au développement. Ces publications servent de référence pour orienter les stratégies nationales et renforcer la coopération régionale.
Les défis et opportunités pour l’Afrique
Au-delà du cas ivoirien, les conclusions des rapports mettent en avant une préoccupation partagée par l’ensemble du continent : la nécessité de mobiliser des ressources massives pour accélérer la transformation structurelle des économies africaines. Plusieurs leviers sont identifiés :
- Renforcement des ressources intérieures : optimiser la collecte fiscale et la gestion des dépenses publiques.
- Recours accru aux capitaux privés : attirer les investissements étrangers et encourager l’entrepreneuriat local.
- Développement des systèmes financiers africains : moderniser les infrastructures bancaires et financières pour faciliter l’accès au crédit.
- Intégration régionale renforcée : promouvoir des initiatives comme le Système panafricain de paiement et de règlement (SPPR) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour fluidifier les échanges commerciaux.
Le Pr Loesse Jacques ESSO a appelé les participants à s’approprier les analyses et recommandations des rapports. Il a insisté sur l’importance d’une réflexion collective pour bâtir des politiques de financement du développement plus efficaces, en Côte d’Ivoire comme à l’échelle régionale. Ces échanges devront mobiliser l’ensemble des acteurs : administrations publiques, secteur privé, institutions financières et société civile.