Finale de Ligue des champions : où regarder le match PSG-Arsenal en Île-de-France ?
- Île-de-France
Finale PSG-Arsenal en Ligue des champions : le 30 mai prochain, les supporters franciliens devront se passer de fan-zones à Paris. Plusieurs villes de la région organisent malgré tout des animations, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.
La finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal approche à grands pas, prévue le 30 mai. Si aucune fan-zone n’est prévue à Paris, pour des raisons sécuritaires liées à la mobilisation des forces de l’ordre pour d’autres événements majeurs, plusieurs villes d’Île-de-France prévoient des retransmissions sur écrans géants. Une solution alternative pour vibrer en compagnie des autres supporters.
Des fan-zones rares en Île-de-France
La préfecture de police de Paris a clairement indiqué son opposition à l’installation de fan-zones dans la capitale. La raison ? Trois concerts simultanés au Stade de France, à La Défense Arena et à l’Accor Arena mobiliseront une grande partie des effectifs de sécurité. Une retransmission publique est néanmoins organisée au Parc des Princes, avec des billets disponibles à partir de 19 euros.
Dans les Hauts-de-Seine, le préfet Alexandre Brugère a même recommandé aux maires de ne pas organiser de fan-zones, afin de concentrer les moyens sur Paris. En Seine-Saint-Denis, les discussions entre le préfet et les élus locaux se poursuivent. « Nous souhaitons des garanties sécuritaires pour accompagner les initiatives citoyennes qui émergent », a déclaré Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, lors d’une intervention sur les réseaux sociaux. Plusieurs associations souhaitent proposer des espaces de rassemblement populaires, à condition que la sécurité soit assurée.
Des solutions sécurisées et alternatives
À Trappes et Carrière-sous-Poissy, des fan-zones sont prévues. À Saint-Germain-en-Laye, un événement est organisé au Camp des Loges, berceau du PSG, avec une jauge de 8 000 personnes. Un lieu fermé, plus facile à sécuriser que l’espace public, dans un contexte où la France reste en alerte maximale Vigipirate.
« Organiser un événement public en plein air, c’est aujourd’hui quasi impossible », confie Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye. Pour lui, la sécurité est devenue une priorité absolue, « qui dépasse largement le cadre du football ». « Les fêtes des Loges sont désormais contrôlées à l’entrée, alors qu’avant, tout était accessible librement », ajoute-t-il.
L’avocat des supporters dénonce un renoncement
Cyril Dubois, avocat du collectif Ultras Paris, regrette cette situation : « Ne plus pouvoir organiser des fan-zones populaires, c’est un échec. Pire, on ne tente même plus de le faire à Paris ». Il souligne que « malgré l’absence de fan-zones lors de la demi-finale, des casseurs ont tout de même fait des dégâts ». Après la demi-finale victorieuse face au Bayern Munich, 127 interpellations avaient été recensées dans l’agglomération parisienne. Lors de la finale de l’année précédente, le bilan s’élevait à 491 arrestations, avec deux morts à Paris et Dax.