9 juin 2026
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À l’approche du coup d’envoi de la Coupe du monde, les hommes de Didier Deschamps peaufinent leurs derniers réglages. Avant de s’envoler pour les États-Unis et de défier le Sénégal le 16 juin, la sélection tricolore se mesure à la Côte d’Ivoire à Nantes, puis à l’Irlande du Nord du côté de Lille. Ces rencontres amicales s’inscrivent dans une longue tradition où les répétitions générales n’ont pas toujours été de tout repos. Retour sur dix épisodes qui ont marqué l’histoire de la sélection française.

David Trezeguet lors du match de préparation à la Coupe du monde 2006 contre la Chine

Le cauchemar de Cissé et l’échec de Zidane

France-Chine, 7 juin 2006

Le stade Geoffroy-Guichard reste marqué par une scène effroyable. Djibril Cissé, lancé par Raymond Domenech, s’effondre après un contact avec le capitaine chinois Zheng Zhi. Le verdict est sans appel : une double fracture tibia-péroné qui le prive du tournoi mondial, rappelant sa blessure de 2004 avec Liverpool. Ce même jour, Zinédine Zidane manque l’unique penalty de son parcours en Bleu, avant de se rattraper lors de la phase finale contre le Portugal et l’Italie.

Zidane a raté le seul penalty de sa carrière en Bleu contre la Chine en 2006.

Parcours final : Finalistes.

Zidane, la cuisse qui fait trembler la France

Corée du Sud – France : 2-3, 26 mai 2002

Fraîchement sacré en Ligue des champions avec le Real Madrid, Zinédine Zidane rejoint le groupe à Ibusuki. Mais lors du duel à Suwon contre la Corée du Sud, le meneur de jeu se blesse à la cuisse gauche. Cette alerte physique occulte totalement la préparation tactique et le futur choc contre le Sénégal, marquant le début d’une campagne désastreuse pour les joueurs de Roger Lemerre.

Zidane, blessé à la cuisse contre la Corée du Sud en 2002.

Parcours final : Élimination au premier tour.

L’affaire de l’« assassin » à Helsinki

Finlande-France : 0-1, 5 juin 1998

Malgré un succès acquis grâce à David Trezeguet, l’ambiance est électrique chez les Bleus d’Aimé Jacquet. Christophe Dugarry subit les critiques acerbes de Jean-Michel Larqué, qui le traite d’« assassin » à l’antenne après un raté. Piqués au vif, les joueurs boycottent les médias le lendemain. Finalement, c’est ce même Dugarry, arborant le numéro 21, qui lancera parfaitement le Mondial face à l’Afrique du Sud.

Parcours final : Champions du monde.

Un match découpé sous le soleil mexicain

France-Guatemala : 8-1, 21 mai 1986

À Tlaxcala, l’altitude de 2 230 mètres et les impératifs télévisuels agacent Henri Michel. Le sélectionneur décide de diviser la rencontre en trois tiers-temps sur une pelouse dégradée. Jouant en rouge et sous une chaleur de plomb à midi, les Français s’imposent largement, malgré les critiques de Jean Tigana concernant l’influence des publicitaires sur les horaires de jeu.

Thierry Tusseau avec la France contre le Guatemala en 1986.

Parcours final : 3e place.

Contestations et sauvetage de Platini

France-Tunisie : 2-0, 19 mai 1978

Le contexte politique s’invite à Villeneuve-d’Ascq avec des banderoles dénonçant la dictature en Argentine. Sur le terrain, les Bleus peinent face aux Tunisiens. Le public réclame alors Michel Platini, laissé sur le banc après son titre en Coupe de France. Son entrée en jeu débloque la situation et permet à la France de s’imposer avant de s’envoler pour l’Amérique du Sud.

Michel Platini a ouvert le score contre la Tunisie en 1978.

Parcours final : Élimination au premier tour.

Tournée offensive en Écosse

Selkirk-France : 2-11, 7 juillet 1966

Pour gagner en confiance avant le tournoi en Angleterre, Henri Guérin choisit d’affronter des clubs amateurs écossais. Après deux cartons, les Bleus écrasent Selkirk. Cependant, l’ambiance est ternie par le retrait volontaire de Lucien Muller, qui sent qu’il ne fait pas partie des plans du staff pour la compétition officielle.

Parcours final : Élimination au premier tour.

L’éveil du buteur Just Fontaine

Narke-France : 0-12, 25 mai 1958

En Suède, les Bleus d’Albert Batteux s’offrent un festival offensif contre une modeste sélection locale. Just Fontaine, qui n’était pas encore le titulaire indiscutable, signe un quadruplé. La blessure sérieuse de son concurrent René Bliard lui ouvre définitivement les portes de l’attaque, lançant ainsi sa légende et son record historique de 13 buts en une seule phase finale.

Parcours final : 3e place.

Le laboratoire confus de Gaston Barreau

Belgique-France : 3-3, 30 mai 1954

À un mois du Mondial en Suisse, le sélectionneur tente un coup de poker en écartant cinq titulaires habituels. Au Heysel, il aligne une équipe expérimentale pendant qu’une équipe B joue en Espagne. Ce manque de cohésion et ces choix radicaux nuisent gravement à la préparation du groupe tricolore.

Jean Vincent contre la Belgique en 1954.

Parcours final : Élimination au premier tour.

La révolution tactique de George Kimpton

Hollande-France : 4-5, 10 mai 1934

Le technicien anglais George Kimpton tente d’imposer le système en W.M. à ses joueurs. Si l’attaque brille à Amsterdam, la défense française montre d’inquiétantes lacunes. Kimpton, exigeant une discipline de fer, marquera les esprits par ses consignes de marquage individuel poussées à l’extrême avant le match contre l’Autriche.

Parcours final : Élimination au premier tour.

Une traversée royale vers l’Uruguay

France-Roumanie : 4-2, 10 juillet 1930

Après une croisière de treize jours sur le paquebot Conte Verde, les Bleus débarquent à Montevideo. Pour leur premier test avant la toute première Coupe du monde, ils battent la Roumanie, dont les joueurs avaient été personnellement choisis par le roi Carol II. Ce match amical de soixante minutes scelle la fin d’un long voyage maritime.

Parcours final : Élimination au premier tour.