9 juin 2026
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Lors des Assemblées générales 2026 d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) à Lomé, les actionnaires ont scellé une étape majeure pour le géant bancaire panafricain. Au-delà de la validation du retour du dividende, ces rencontres ont acté une refonte stratégique de sa gouvernance, portée par des performances financières exceptionnelles et une réorganisation du conseil d’administration.

Tous les points à l’ordre du jour ont été adoptés sans réserve : approbation des comptes 2025, distribution d’un dividende de 40 millions de dollars, renouvellement de plusieurs mandats d’administrateurs et intégration de nouveaux talents au sein du conseil d’administration.

Une gouvernance au service d’une croissance durable

Pour Papa Madiaw Ndiaye, président du conseil d’administration d’Ecobank Group, cette Assemblée générale confirme la solidité de la vision stratégique du groupe. Le retour du dividende, absent depuis 2022, récompense les efforts consentis pour consolider les bases financières, améliorer la qualité des actifs et renforcer la conformité réglementaire.

« Une gouvernance rigoureuse est le pilier d’une croissance pérenne », a-t-il souligné devant les actionnaires. Selon lui, les résultats financiers exceptionnels, le rétablissement du dividende et les partenariats récents illustrent cette approche méthodique.

Les chiffres de 2025 valident cette stratégie. Ecobank a enregistré un bénéfice avant impôt record de 801 millions de dollars, en progression de 21 % sur un an, tandis que les revenus nets ont atteint 2,45 milliards de dollars, soit une hausse de 17 %. Ces performances s’inscrivent dans le cadre de la stratégie Growth, Transformation and Returns (GTR), visant à renforcer la résilience du groupe et à faire de sa plateforme panafricaine un levier de croissance.

La diversité géographique des marchés d’Ecobank a joué un rôle clé dans cette dynamique. Outre ses bastions traditionnels comme le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, la Guinée s’est distinguée en 2025 comme l’un des principaux contributeurs aux revenus, tandis que le Zimbabwe a également confirmé sa place parmi les marchés les plus performants du groupe.

Selon Jeremy Awori, directeur général d’Ecobank Group, cette trajectoire reflète la confiance des actionnaires dans la stratégie GTR : « Notre approche proactive et structurée de la croissance nous permet de générer de la valeur pour nos investisseurs tout en modernisant les systèmes de paiement et les échanges commerciaux sur nos 34 marchés africains. »

Un conseil d’administration repensé pour l’avenir

L’Assemblée générale a également acté plusieurs changements au sein du conseil d’administration. Les actionnaires ont confirmé la nomination de Dr. Ayo Adepoju et approuvé celle de Cathia Lawson-Hall en tant qu’administratrice d’ETI pour un mandat de trois ans. Cette dernière, d’origine togolaise, apporte une expertise internationale de plus de 25 ans dans les domaines bancaire, des marchés de capitaux, de la finance d’entreprise et de la gouvernance, acquise sur plusieurs continents.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de transformation majeure pour Ecobank, alors que le groupe accélère sa modernisation opérationnelle et financière. Elles visent à enrichir l’expertise de sa gouvernance, dans un secteur bancaire africain de plus en plus exigeant en matière de conformité, de gestion des risques, de capitalisation et d’innovation financière.

Cette réorganisation s’aligne sur une ambition plus large : prouver que le modèle panafricain d’Ecobank n’est pas seulement une présence géographique, mais une véritable valeur ajoutée capable de s’adapter à des marchés aux spécificités variées.