9 juin 2026
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Discours de Bassirou Diomaye Faye : la démocratie, un héritage à préserver au Sénégal

Actualité politique
Bassirou Diomaye Faye s'exprimant lors d'un hommage national

Lors d’un hommage rendu à l’ancien président Abdoulaye Wade, Bassirou Diomaye Faye a livré un message fort sur l’état de la démocratie au Sénégal. À travers des propos mesurés, il a rappelé que les divisions politiques ne doivent pas menacer l’unité du pays.

« Une querelle, si intense soit-elle, ne doit pas nous pousser à déchirer le pays qui nous unit », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que « la démocratie n’est pas un butin que l’on s’approprie et que l’on conserve jalousement, mais une flamme que l’on transmet de génération en génération ».

Le chef de l’État a également évoqué sa récente décision de limoger son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, après des mois de tensions persistantes entre les deux hommes. Une décision qui a marqué un tournant dans la vie politique sénégalaise.

Un appel à l’unité malgré les divergences

Ousmane Sonko, figure majeure du paysage politique et président de l’Assemblée nationale depuis le 26 mai, a récemment adopté un ton critique envers Bassirou Diomaye Faye. « Il ne détient pas tous les pouvoirs. Le président doit redescendre de son piédestal et dialoguer », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

Face à ces déclarations, Bassirou Diomaye Faye a été chaleureusement accueilli lors de l’hommage à Abdoulaye Wade, au Grand Théâtre de Dakar. Son discours a été ponctué d’applaudissements, notamment lorsqu’il a évoqué les défis politiques actuels et sa rupture avec Ousmane Sonko.

« Abdoulaye Wade nous a enseigné que l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote avec qui nous partageons une vision commune pour le Sénégal. On peut s’opposer sans se déchirer », a-t-il souligné, rappelant l’importance de la réconciliation et de la coexistence pacifique.

Le président sénégalais a également rendu hommage à l’ancien président Wade pour son optimisme indéfectible, même face aux tensions politiques : « Il nous a appris à ne jamais désespérer du Sénégal, et à ne pas succomber à la haine ou à l’acrimonie. »