26 juillet 2026
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Dès le lendemain de leur déplacement à Bujumbura, les figures de proue de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) ont clarifié leur position. Lors d’une rencontre avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, initialement non sollicitée par leurs soins, les membres de la coalition ont réaffirmé leur engagement en faveur du dialogue national, tout en posant des conditions strictes.

Martin Fayulu et ses alliés ont catégoriquement démenti toute initiative personnelle pour organiser cette entrevue. Selon eux, le président burundais, alors en exercice de la présidence de l’Union africaine, aurait pris l’initiative de cette rencontre. Face aux propositions de leur hôte visant à promouvoir le dialogue et la stabilité nationale, les dirigeants de la C64 ont exprimé leur accord sur le principe, tout en exigeant des garanties préalables.

Des exigences non négociables pour un dialogue authentique

Pour que tout échange puisse aboutir à des résultats concrets, la coalition insiste sur plusieurs préalables essentiels. Parmi ceux-ci figurent l’abandon définitif, et public, du projet de révision constitutionnelle, la libération immédiate des détenus politiques, la cessation des poursuites judiciaires à motivation politique ainsi que le rétablissement intégral des libertés fondamentales. Ces revendications s’appuient sur la conviction que les crises politiques en République démocratique du Congo trouvent leur origine dans l’absence de traitement des causes profondes et structurelles.

Les responsables de la C64 rappellent avec force que le respect de la Constitution, l’État de droit et la souveraineté populaire constituent des piliers intangibles. Ils soulignent que les échecs des précédentes initiatives de paix découlent précisément de l’ignorance de ces dimensions politiques fondamentales.

Une marche pacifique pour défendre les principes constitutionnels

Le projet de modification de la Constitution porté par le régime actuel, dans un contexte marqué par des conflits armés et l’occupation partielle du territoire national, est perçu comme une menace majeure. Les leaders de la coalition ont réaffirmé leur opposition catégorique à cette révision, tout en réclamant le strict respect des institutions en place. Ces revendications seront portées lors d’une marche pacifique prévue le 22 juillet prochain en direction du Palais de la Nation. L’objectif affiché : exiger la démission du président Félix Tshisekedi, accusé d’avoir trahi son serment constitutionnel.