26 mai 2026
08e2e79c-1b7d-40c9-ac0f-f3663acbbed2

Enlèvements à Zemio, tortures à Berengo : deux jeunes libérés à Bangui après des mois d’horreur

Les mercenaires russes opérant en République centrafricaine ont finalement transféré deux jeunes hommes, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule, dans les geôles de la gendarmerie de Bangui. Ces derniers avaient été enlevés dans la localité de Zemio, avant d’être emmenés vers le site de Berengo, où ils ont subi des sévices prolongés.

Un parcours macabre entre Zemio et Berengo

Le calvaire de Zogonimbou et Mboliloungoule a débuté dans les rues de Zemio, une ville du sud-est de la Centrafrique. Après leur enlèvement, les deux jeunes ont été conduits vers la base de Berengo, un lieu tristement connu pour ses pratiques de torture et ses exactions. Selon les informations recueillies sur place, Zogonimbou et Mboliloungoule ont été détenus dans des conditions inhumaines, où ils ont enduré des violences physiques et psychologiques.

Une libération tardive dans les geôles de Bangui

Après des semaines de détention arbitraire et de mauvais traitements, les deux victimes ont finalement été transférées dans les cellules de la gendarmerie de Bangui. Leur arrivée dans la capitale centrafricaine marque une étape cruciale dans leur parcours de survie, même si leur statut juridique reste incertain. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement sur leur libération ou les conditions de leur transfert.

Le contexte des mercenaires russes en Centrafrique

Depuis plusieurs années, des groupes de mercenaires étrangers, notamment russes, sont actifs en République centrafricaine. Leur présence, officiellement justifiée par un soutien sécuritaire, est régulièrement pointée du doigt pour des exactions contre les populations civiles. Les cas d’enlèvements, de tortures et de détentions arbitraires se multiplient, alimentant les tensions locales et nourrissant un climat de méfiance envers les forces de sécurité.

Les répercussions sur la population locale

Les agissements de ces groupes armés étrangers suscitent une profonde indignation parmi les habitants de Zemio et des environs. Les familles des victimes, comme celle de Zogonimbou et Mboliloungoule, vivent dans la peur constante d’un nouvel enlèvement ou d’une arrestation arbitraire. Les témoignages recueillis sur place révèlent un sentiment d’impunité généralisé, où les auteurs de ces violences échappent souvent à toute sanction.

Les défis de la justice en Centrafrique

La libération de Zogonimbou et Mboliloungoule soulève des questions sur l’état de la justice en République centrafricaine. Malgré leur transfert à Bangui, leur avenir judiciaire reste flou. Les procédures judiciaires en Centrafrique sont souvent lentes et entravées par des obstacles institutionnels, laissant les victimes dans une incertitude prolongée. Les autorités sont appelées à agir rapidement pour garantir leurs droits et leur sécurité.

Vers une prise de conscience internationale ?

Les exactions commises par les mercenaires en Centrafrique ont attiré l’attention de la communauté internationale. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces pratiques, réclamant une enquête indépendante et des sanctions contre les responsables. La situation en République centrafricaine reste fragile, et la présence de ces groupes armés étrangers continue de peser sur la stabilité du pays.

Le cas de Zogonimbou et Mboliloungoule illustre les violences endémiques subies par les populations civiles. Leur libération, bien que tardive, ouvre une lueur d’espoir dans un contexte marqué par l’arbitraire et l’impunité.