30 juillet 2026
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découverte cryptographique : claude perce les failles de hawk et d’une version allégée d’AES

Faucon, vraie faiblesse

Illustration : Flock

Illustration : Flock

L’équipe de recherche d’Anthropic a révélé des failles dans deux algorithmes de cybersécurité majeurs : HAWK et une version réduite d’AES. Ces découvertes, bien que théoriques, soulèvent des questions sur la robustesse des systèmes actuels.

Rédigé par l’équipe éditoriale

Article publié le

Le 28 juillet 2026, l’équipe Frontier Red Team d’Anthropic a publié un rapport détaillé sur les failles cryptographiques découvertes grâce à une version interne de Mythos, un modèle d’IA encore inaccessible au grand public. Ces travaux concernent deux algorithmes emblématiques : HAWK, un schéma de signature post-quantique en lice pour une standardisation, et AES, plus précisément une version simplifiée de cet algorithme largement utilisé dans l’industrie.

HAWK : l’algorithme post-quantique qui perd de son lustre

HAWK était l’un des candidats retenus par le NIST américain pour son appel à projets sur les algorithmes résistants aux ordinateurs quantiques. Après deux années d’évaluation par des experts, il a finalement été retiré du processus le 29 juillet 2026, suite à la découverte d’une faille majeure.

L’attaque, développée en une soixantaine d’heures, exploite une symétrie géométrique dans le problème d’isomorphisme de réseaux euclidiens modulaires, sur lequel repose la sécurité de HAWK. En réduisant la dimension du réseau de moitié, les chercheurs ont divisé par deux la complexité de la recherche de la clé privée. Par exemple, sur la variante HAWK-256, la complexité est passée de 2⁶⁴ à 2³⁸ opérations, permettant une extraction effective de la clé secrète en 3 heures et 42 minutes sur un serveur standard équipé de 96 cœurs.

Pour compenser cette faille, les concepteurs auraient dû doubler la taille des clés et des signatures, ce qui aurait compromis l’un des atouts majeurs de HAWK : son efficacité de calcul. Cette faiblesse a conduit à son retrait immédiat du processus de sélection du NIST.

AES : une version allégée vulnérable, mais sans danger réel

L’autre découverte concerne une version réduite d’AES-128, limitée à 7 tours de transformation au lieu des 10 prévus par la norme. Bien que cette version ne soit utilisée qu’à des fins de recherche, l’innovation réside dans une technique d’empreinte invariante baptisée « Pont de Möbius ». Intégrée à une attaque par meet-in-the-middle, elle élimine une étape de recherche exhaustive, accélérant les attaques existantes d’un facteur 200 à 800.

Cependant, cette faille reste strictement théorique. La version complète d’AES, avec ses 10 tours, reste hors de portée des attaques actuelles. L’ANSSI recommande déjà d’utiliser des clés d’au moins 192 bits pour une sécurité post-quantique, une mesure qui n’impacte que légèrement les performances.

Des découvertes théoriques, mais révélatrices

Ces travaux ne remettent pas en cause la sécurité des systèmes actuels, mais ils illustrent plusieurs enjeux majeurs pour la cybersécurité :

  • L’efficacité des LLM dans la recherche de failles : La découverte sur HAWK a nécessité 60 heures de calcul et un budget estimé à 100 000 dollars via les API d’Anthropic. Pour AES, le modèle a d’abord refusé de collaborer, affirmant qu’aucune amélioration n’était possible sur un algorithme aussi éprouvé. Après ajustement des consignes, il a généré près d’un milliard de jetons pour concevoir une nouvelle méthode d’attaque.
  • La nécessité de vérifications rigoureuses : Les résultats ont été examinés pendant un mois par deux chercheurs pour valider leur exactitude mathématique et éliminer les erreurs potentielles.
  • Un changement de paradigme dans la cybersécurité : Les LLM découvrent désormais des failles plus rapidement que les processus humains ne peuvent les analyser et les corriger. Les correctifs pour des logiciels comme Firefox ou Windows se multiplient, mettant en lumière un goulot d’étranglement humain.

Ces découvertes rappellent que, même si les failles identifiées ne menacent pas directement les systèmes en production, elles soulignent l’importance d’une veille technologique constante et d’une adaptation des protocoles de sécurité.

Découverte cryptographique : claude perce les failles de hawk et d’une version allégée d’AES

  • HAWK : l’algorithme post-quantique qui perd de son lustre

  • AES : une version allégée vulnérable, mais sans danger réel

  • Des découvertes théoriques, mais révélatrices