9 juin 2026
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Un recours constitutionnel contesté par le leader de PASTEF

Ousmane Sonko, figure majeure de l’opposition et président du parti PASTEF, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition et des non-inscrits. L’objectif ? Contester sa réintégration à l’Assemblée nationale. Pour le député malien, cette initiative s’inscrit dans une stratégie politique délibérée visant à l’écarter du paysage parlementaire. « Derrière cette démarche se cachent des manigances et des complots organisés », a-t-il déclaré devant la presse, soulignant que les auteurs du recours connaissaient pertinemment l’incompétence du Conseil constitutionnel sur ce dossier.

Une instrumentalisation des institutions jugée inacceptable

Lors de sa prise de parole, Ousmane Sonko a vivement critiqué ce qu’il qualifie d’instrumentalisation des institutions étatiques à des fins purement politiques. Il a mis en garde ses adversaires contre les conséquences de leurs agissements, affirmant que leur recours reposait sur une interprétation erronée de la loi.

Le débat juridique oppose désormais deux camps. D’un côté, les requérants s’appuient sur l’article 54 de la Constitution pour exiger l’annulation du mandat d’Ousmane Sonko. De l’autre, le leader de PASTEF rappelle que sa réintégration, validée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai, est conforme aux règles en vigueur.

Un bras de fer autour de l’incompatibilité parlementaire

Les députés contestataires soutiennent que la réintégration d’Ousmane Sonko enfreint la Constitution. Selon eux, son élection en tant que député en 2024 aurait dû être invalidée, car il occupait déjà le poste de Premier ministre à cette date. Une argumentation que Sonko rejette avec fermeté, menaçant de riposter par tous les moyens légaux : « Si l’État utilise sa force contre nous, nous userons de tous les recours constitutionnels pour nous défendre. »